mardi 30 mars 2010

Fraser Island … ou presque !

Notre petite équipe se rend a l'agence de location. La patronne nous explique comment les choses se passent et la première surprise viens des horaires.

PPI: sur Fraser Island, on ne peux conduire que sur la plage Est, ou sur des pistes intérieures. La plage ressemble plutôt a une autoroute, donc on peut faire de grandes distances rapidement, mais les pistes sont des trajets beaucoup plus longs pour accéder aux sites isolés du littoral.

Première chose, on ne peut conduire sur la plage qu'a certaines plages horaires, dépendant de la marée. Et comme les sociétés de location ne veulent pas prendre de risques, elles donnent au départ les horaires durant lesquelles le véhicule sera couvert par l'assurance, histoire que les clients soient très précautionneux. Bien évidement, « leurs » plages horaires sont horriblement restreintes … mais bon, c'est comme ça.

La femme nous explique donc comment fonctionne le « LandCruiser » en nous disant: « c'est le véhicule le plus puissant qu'on ai, avec ça, impossible de rester bloqué … Sauf peut-être, avant même d'aller sur l'île, au bout de la piste qui mène a la barge pour traverser le bras de mer (qui fait de l'île … une île.) il parait que c'est un peu coton ces jours-ci »

Bien vu !

On a pas encore quitté la terre ferme que les ennuis commencent.

Je conduisait sur le petite piste de sable qui mène aux barges, et je vois pas mal d'autres 4x4 ensablés dans tous les sens. « Oh lala … c'est pas gagné ! »
J'entends a ce moment les mots de la patronne de l'agence de location qui résonnent dans ma tête: « … surtout ne t'arrête pas … quand ça devient tendu, la vitesse est ta meilleure amie ! »

Ok, fort de ça, comme il est trop tard pour s'arrêter, et que d'autres 4x4 ensablés barrent l'accès, je me résous a prendre le tout petit chemin qui fait le tour d'un arbre, me permettant d'esquiver tous les autres. Bien évidement, si personne n'est bloqué là, c'est parce que personne n'a même essayer d'y passer vu que ça se voit de loin que c'est infranchissable … sauf que je l'ai compris qu'une fois dedans. Les roues commencent a patiner, tout le monde serre les fesses jusqu'à ce qu'on avance plus du tout.

Ok, pas de panique l'équipe « everything is under control ! »



Fort d'une très longue expérience de pilotage de 4x4 en situation difficile, je commence par … réfléchir.

Quand soudain, j'ai un flash.


Pour les connaisseurs, Alain Chabat a fait une vidéo sur le bricolage nommée « les Bricol' Girls », puis une autre sur la mécanique auto nommée « Les Garage babes ». Pour ceux qui ne connaissent pas ces deux documents de référence dans leurs domaines respectifs … je vous laisse vous renseigner.


Quoi qu'il en soit, je revois cette scène ou la cadillac des filles est embourbée, et donne le prétexte a une super astuce. Les filles enlèvent leurs jeans et les mettent sous les roues motrices pour avoir de l'adhérence et repartir (c'est aussi une très bonne excuse dans le scénario pour les mettre en bikini).

Je regarde donc les 4 filles qui constituent mon peloton de choc … mais elles on toutes des mini-shorts, et de plus, on déshabille pas si facilement des Taïwanaises. Ça serai perdre trop de temps en négociation pour une surface de frottement trop réduite. Ok, on va prendre les serviettes de bain !

On met donc 4 serviettes sous les roues, mais je pense que la technique fonctionne dans la boue avec des jean, mais pas dans le sable avec des serviettes … a moins que cela ne fussent qu'une excuse pour déshabiller les filles dans ce cas là, je vais poursuivre Alain Chabat pour abus de confiance !

Ok, donc on est bloqués, c'est le moment de demander de l'aide.


Un mec qui revient de l'île avec sa famille dans un pick-up va nous aider. Ça va pas être de la tarte. On doit dégonfler les pneus bien au delà de la limite fixée par la police d'assurance, et il va devoir essayer dans les deux sens avant qu'on soit enfin hors de danger. De grands mercis et des adieux déchirant et il est temps d'y aller.


SAUF QUE ... la femme nous avait dit qu'elle nous avait donné le 4x4 le plus puissant de sa flotte, suffisamment pour ne pas s'embourber, là elle m'avait sous-estimé, mais suffisamment puissant par contre pour enterrer nos 4 serviettes bien profondément dans le sable. On passe donc plus de 15 minutes avec nos 12 bras dans le sable a essayer de les retrouver. 2 d'entre elles on été déchirées par les crampons des pneus.

On a donc perdu une bonne heure et demi et deux serviettes … tout ça sans avoir même quitté plage !

On embarque sur la barge, et le mec a l'entrée qui nous a vu galérer tout le temps m'accueille par un « Bienvenu champion » sur le ton de la rigolade. Il confirme qu'avec la pression qu'on a dans les pneus maintenant, on devrai passer partout sur l'île.

Après cette petite traversée, il est temps d'entamer la longue route le long de la plage qui nous mène a Indian Head.

Le soir, on va dormir sur un campement sans trop savoir si c'est bien là qu'on est sensé dormir ou pas.

Départ … encore un !

Donc tout est sensé être planifié. Véhicule réservé, calcul des provisions nécessaires, rescencemment du matériel de camping nécessaire, itinéraires et points stratégiques repérés, estimation du carburant, budget établi pour tous les participants … un vrai petit PATRACDR pour touristes !

J'ai quand même été perplexe quand on a fait le tour des outils de cuisine de Taylor & Michelle. Il n'avaient aucun couteau ! Je leur ai vivement recommandé d'un acheter un mais, a ma grande stupéfaction, ils n'en on pas vu l'utilité !?! « Des baguettes c'est bien suffisant ! »

On part (bien a la bourre) avec Taylor & Michelle, Karie et Caroll (deux amies de taylor qui viennent combler les rangs), Ema et moi.
On va sur Rainbow Beach passer le reste de la journée car on loue le 4x4 le lendemain.

On prépare toutes les provisions nécessaires, on s'occupe des permis pour le parc national, puis on fait un gros barbecue au bord de la plage. J'apprendrai qu'un BBQ peut remplacer un four si on sait se servir de papier alu.




On dormira près du point de départ des barges sur un camping aménagé. Pour beaucoup d'entre nous, c'est une première expérience de camping, le lendemain matin, tout le monde aura survécu a cette terrible nuit dans la nature. Surtout que le début de la nuit nous a donné l'occasion d'admirer un reflet de lune particulièrement beau sur la mer au niveau d'une zone de marécage digne d'un décors de film.

mercredi 24 février 2010

« Les carottes sont cuites ! » Euh, non … les fraises sont finies !

La saison touche a sa fin. Ema et moi avons décidé de voyager ensemble. Et pourquoi pas commencer par la fameuse « Fraser Island ». Et comme il est bien plus économique de louer un 4x4 pour visiter, embarquons avec nous Taylor, Eve, et 2 autres Taïwanaises pour diviser les frais.

Il va donc falloir que je m'occupe de toute l'organisation, et c'est pas de la tarte, car on s'y prend tard, et il y'a tellement de paramètres a prendre en compte. Cela va s'avérer tellement compliquer de préparer tout ça, plus le départ d'Elimba que je vais devoir quitter le boulot 2 jours plutôt que prévu.

Mais tout rentre dans l'ordre, et se goupille a la dernière minute.

Adieux a tout le monde Karen et la famille, les Asiats de chez nelly, les gens du BJJ et de l'Aïkido, les gens du boulot. Tout le monde sauf Duncan, car après avoir été très con avec moi, puis avec la famille de Kathryn, après avoir eu des problèmes avec la police puis la justice, il s'est fait virer de chez Karen. Je n'entendrai plus parler de lui, et c'est tant mieux.

Allez, « Let the show begin ! »

samedi 20 février 2010

A deux, c'est tellement mieux ! Ouais, bon … on va voir !!!

Les trois Taïwanaises avec qui on travaille m'ont invité pour un diner 100% Asiat


Effectivement, je n'ai pas la moindre idée de ce que je mange, et tous les gens assis a côté de moi vont du jaune pâle au jaune foncé. Une bonne ambiance
La chose a retenir c'est qu'a la suite de ce diner et après 2 semaines de ce que je qualifierai de « négociations », Ema est devenue ma petite copine.

Alors au niveau des différences culturelles, je m'en suis pris plein la figure avec ma mentalité d'occidental. Un grand merci a Taylor et Eve qui on passé plusieurs soirées a me faire des cours de rattrapage sur « Biologie du couple Asiatique: étude sur les relations inter-individus au cours d'une approche mâle-femelle en période pré-copulatoire. » Là, tous mes copains de la fac de Bio on compris.

Autrement dit, comment augmenter ses chances auprès d'une Asiat.

C'est avec du recul, et en racontant des petits bout de la « négociation » avec des occidentaux tous autant stupéfaits, que je me suis rendu compte du niveau de « difficulté technique » qu'a pu représenter une telle entreprise ;-)

Je crois bien que je peux écrire un livre entier sur le sujet suite a cette expérience.

samedi 6 février 2010

Vive les brettelles.

Ce mode de vie sédentaire me plait bien, je sais que je peu prendre un douche tous les jours, je n'ai pas besoin de faire les courses, et surtout, j'ai un semblant de vie sociale avec des locaux.

Le Hic c'est que Karen adore cuisiner. Elle me prépare une « Lunch-Box » quand je pars au boulot, mais tous les soirs, c'est la fête dans la cuisine. Comme je rentre tard du sport (entre 21h et 22h), je mange seul. Enfin pas tout a fait, j'ai toujours mon ami le « Garlic bread » (pain à l'ail) avec moi.

Pour résumer je travaille tous les jours, je fais du sport tous les soirs, et durant les 3 mois que je vais passer ici je vais prendre au moins 5Kg (je me suis pesé bien avant mon départ).

Niveau sport, je suis toujours aussi bien. Le Ju-Jitsu Brésilien me plait vraiment, même si le prof parle vite avec un vocabulaire que je ne maîtrise pas forcément, cela fait toujours autant plaisir de se défouler au sol avec des gens de tous gabarits et de tous niveau. Cela me permet de me calmer un peu quand j'ai trop d'énergie (Emeraude étant rentrée en Nouvelle Zélande je suis a nouveau célibataire: une des très nombreuses raison justifiant la pratique d'un activité sportive ;-), et si je n'arrive pas a ma calmer tout seul, il y a toujours des gros barraqués qui vont se proposer de m'aider lors d'un round amical !

Pour ce qui est de l'Aïkido, c'est vraiment différent, en fait, sur les deux heures d'un cours, il n'est pas rare que Tony (l'enseignant) passe la dernière demi-heure voir la dernière heure a parler, tout le monde assit a l'écouter. Je prends plaisir a apprendre de ce petit monsieur rayonnant de bonne humeur, qui va devenir quelqu'un d'important pour moi.


Avant que je parte, Tony a tenu a me remettre un ceinture de couleur. C'est quelque chose qui m'a vraiment surpris. Je n'ai pas osé refuser, mais cela ne me plait pas vraiment d'avoir un signe distinctif me différenciant des autres. Il y'a bien longtemps que je ne porte plus que des ceintures blanches indépendamment de mon niveau de pratique dans différentes disciplines (a chaque fois qu'il faut une ceinture pour fermer la veste ;-)). Je l'ai portée, et cela m'a rappelé tous mes passages de grades, mes différentes ceintures et leur histoire, des gens connus en pratiquant, des sensations …

Je suis très étonné qu'un simple bout de tissu ai eu un effet aussi fort sur moi.

Tony a partagé avec moi des histoires très intéressantes, et parlé de façon pratique de notions théoriques que j'avais parfois du mal a aborder. Il va falloir plusieurs mois après mon départ pour que je réussisse à m'énerver a nouveau.

Un grand Monsieur ce Tony Dekkers.

Photos-shopping

Taylor et Eve prévoient de se marier de retour sur leur île. Il semble donc indispensable pour Eve (Alias Michèle) de faire des photos en vue du mariage. On va donc profiter du grand parc de la propriété de Karen pour faire des photos « romantiques », puis il est décidé d'aller au centre ville de Brisbane pour faire une autre série de photos près d'un arbre bleu ! Oui oui, bleu. En fait c'est une variété qui perd ses feuilles et qui a des fleurs d'un bleu très vif. On se rend donc sur place (on aura le temps de se rendre compte qu'en fait il y a ces arbres un peu partout en cette saison dans le Queensland.

Arrivé sur place, près d'une petite chapelle, on trouve un des spécimen, et oui, c'est bien bleu, et c'est vraiment magnifique. On se rends ensuite sur la Gold Coast pour faire du shopping, car pour Eve, il est impossible de faire des photos de mariage sans une robe de circonstance. On prends au passage Sunny et sa copine qui dès quelles ont entendu le mot shopping nous on rappelé qu'elles n'avaient rien de prévu dans l'immédiat.

Très souvent, je me rends compte de la chance que j'ai de ne pas être Asiatique. Aujourd'hui me conforte un peu plus dans cette idée. Le pauvre Taylor s'est retrouvé obligé de conduire toute la troupe pour se voir évincer du groupe car les filles font du shopping entre filles, et les mecs … font se qu'ils veulent pendant ce temps, c'est comme cela que ça marche dans leur pays, du coup c'est Taylor qui va se retrouver a payer une robe pour sa copine sachant qu'il ne sera pas avec elle, donc il ne pourra même pas donner son avis.

Moi, ça m'arrange bien de ne pas avoir a suivre les filles ;-) On aura donc le temps de discuter « entre mecs » de la façon dont est vu le mariage en Orient, et de ce que cela peut impliquer pour les victimes/partenaires.

J'avais déjà eu une discussion similaire avec un japonais et Coréen et un Taïwanais un jour, et ils étaient tous du même avis … pas le mien ! Avec le temps je met les choses en perspectives, mais j'écris ce message 5 mois après les faits, et je peux affirmer aujourd'hui que je suis vraiment heureux de ne pas être Asiatique !!!


Le soir, passage obligé vers « Zushi Sushis » (un Taïwanais sur deux ne peux pas prononcer ce nom correctement, c'est un mystère que je n'ai toujours pas résolu) où on aura un sushi train a volonté. Overdose me voilà !

dimanche 31 janvier 2010

Made in Taïwan:

Je ne suis plus le seul étranger au boulot. Il y a maintenant 3 Taïwanaises qui sont arrivées avec quelques jours d'intervales. Vivi, Trista, puis Ema.

Le boulot est toujours aussi bien, comme la saison est déjà bien avancée, on fait des semaines complètes, donc pas mal de sous. Le boulot en lui même est toujours aussi tranquille, j'aime a dire que je suis payé pour augmenter mes connaissances en écoutant des livres tous les jours, la seule condition étant que je doit mettre des fraises dans des boites … sans stress aucun. C'est le pied.

On pars faire des sorties pêche/barbecue sur Bribie Island avec Duncan, trois coréens qui dorment dans la même maison que nous (Kevin, Asheley et Vikky ), et les 3 Taïwanaises du boulot. Bonne ambiance, on fait passer le temps.

Le pictionary est toujours un jeux aussi marrant, surtout quand tout le monde ne maitrise pas la même langue. De plus, avec les différences culturelles, ce qui est une évidence pour certains n'a aucun sens pour les autres.

On joue parfois a des jeux « a boire », et lors d'une soirée, on a invité les deux taïwanais qui dorment dans le même maison que nous a jouer. J'ai commencé a accepter l'idée que les Asiatiques n'aient pas dans leur code génétiques la fonction qui permet de résister a l'alcool. Le pauvre Taylor était complètement assommé après une bière, et ne faisait plus que rester assis sur sa chaise, souriant tout le temps, et incapable de prendre une décision. Eve (mais je l'appelle Michelle car son nom chinois sonne un peu comme ça) quand a elle était tout a l'opposé, à 200%, impossible de la faire taire … une sacrée équipe ces deux là.

Devinez ce que le dessin représente. Vikki et Ashley, les 2 Coréennes on dessiné la même chose sans se concerter, et ne comprennent pas qu'on ai pas réussi a trouver.

dimanche 20 décembre 2009

EKKA:

Tous les ans, a lieux a Brisbane le EKKA, c'est le plus gros événement organisé dans tout le Queensland. C'est un mélange de foire expo - salon de l'agriculture - fête foraine. Sachant que la vie a Elimbah n'est pas très agitée ces temps-ci c'est l'occasion de voir des choses.

Je vais y aller avec toutes les filles Taïwanaises qui occupent la maison de Nelly. Je me retrouve donc avec une armée de gardes du corps, la plus grande m'arrivant difficilement au menton, toutes avec les mêmes cheveux longs et noirs. Pas facile de les distinguer vu d'en haut, surtout que Brisbane en cette saison est une sorte d'extension de l'Asie. Je vais avoir l'occasion de les perdre assez souvent.

Je connais surtout Joey et Hope dans la bande. Durant le trajet en train, Hope me demande ce que je faisais en France. Je lui explique que j'étudiais la Biologie. « Quoi ?!? » Un petit tour sur son dictionnaire électronique, puis elle me regarde avec un mélange de surprise et de dégout et me dit: « Ah, Tu découpais des souris ??? »

Et il se trouve que Hope a une amie a elle qui travaille sur le salon et qui peut nous avoir des badges pour rentrer gratuitement.

[Alors pour info, je me vantais de savoir reconnaître les Asiat suivant leur pays (Corée, Chine, Taïwan, Japon, Thaïlande …). Un jour, Joey m'a proposé de faire un test chez elle, avec des gens que je ne connaissais pas. J'ai eu tout faux. Elle m'a expliqué que même eux, ne savent pas forcément se reconnaître entre eux. Donc depuis ce jour, je demande, ça va plus vite.]

Et bien aujourd'hui, je ne suis même pas capable de reconnaître si c'est sa copine ou son copain. Je demande discrètement à Hope, et elle pouffe de rire en me disant que c'est une fille.
Pour ma défense, en Mandarin, il n'y a pas de genre, donc ils ne disent pas le ou la, du coup, quand ils parlent Anglais, et qu'ils sont un peu perdu, ils disent un coup « le », puis « la ». Et durant le trajet, Hope a utilisé à tour de rôle « il » et « elle » pour me parler de son ami(e). Ce qui n'a fait qu'augmenter mon incertitude.

Nous voilà donc sur le fameux EKKA, où on aura droit a des dégustations de produits locaux,et surtout de vins Australiens. Il est a savoir que la loi concernant la consommation d'alcool pour les mineurs est très stricte, et les sanctions exemplaires. Tout le monde est donc très tatillon à ce sujet. On arrive à un stand de je ne sais pus quelle domaine, le représentant me propose un verre, un autre pour Hope, puis au moment de donner son verre a Joey, il se ravise et lui demande « Vous êtes majeure ? ». Hope et moi éclatons de rire, mais Joey répond un peu vexée: « c'est mon anniversaire aujourd'hui … j'ai 30 ans ! ». Ce qui est tout a fait vrai, et met le vendeur dans l'embarras.

Pas mal d'activités pour cette foire: il y'a une grosse partie «manèges et attractions», des stands a n'en plus finir, des parades. Il y a même un télésiège qui traverse le parc à une dizaine de mètres de hauteur.

Puis, on assiste a un concours de découpe de bois genre Charles Ingals, avec l'équipe du Queensland contre l'équipe nationale de Nouvelle Zélande.

Une parade gigantesque ou l'on trouve des animaux de ferme, les plus gros chevaux que j'ai jamais vu, des cowboys et des Indiens, des animaux de concours. On va ensuite dans un bâtiment réservé aux animaux, où l'on peux voir de tout, s'approcher et même jouer avec eux des fois.

Le soir, démonstration de Free-style motorbike, puis démonstration de conduite rallye avec des pick-ups, puis une sorte de fourgon sur lequel est fixé un réacteur d'avion qui fait monter la température dans le stade en quelques secondes, puis le fameux feux d'artifice.

lundi 7 décembre 2009

Gayndah ... encore

Emerald est repartie en Nouvelle Zélande, et presque dans la foulée, Sarah qui était avec nous a Gayndah reviens. Elle va rester quelques semaines chez Karen, et remplacer Emerald a la ferme. Manque de bol, l'ambiance va très vite dégénérer, et Sarah va décider de repartir chercher du boulot a Gayndah où l'attendent toujours sa voiture et sa chambre. On va donc la raccompagner moi et Duncan. Après un long trajet nous voici revenus a Gayndah. Et bien je suis bien content d'en être parti, tout est toujours pareil là bas, et cela me semble bine triste maintenant que je me suis réhabitué a la vie au bord de la mer.

Petit détour par le camping où j'ai passé 3 mois, j'y retrouve quelques copains qui sont resté. Et a ma grande surprise, j'y trouve Denny et deux de ses compatriotes Coréens.
Je suis vraiment étonné de les voir là, car ils on travaillé autant qu'ils on pu pendant 3 mois pour mettre de l'argent de côté en vue de se prendre des vacances sur la côte Est. Je leur demande ce qu'ils font encore là. Denny me répond: « En fait, on viens de revenir … mais j'ai pas vraiment envie de raconter ce qui s'est passé ! »

Après quelques minutes, il se décide a passer a table. Sortez vos mouchoirs !
« Ben … on a quitté Gayndah il y'a 3 semaines, on a acheté une voiture, puis on est parti au sud … a Sydney … au casino. (Petit Point Info: de par la loi, il n'y a aucun casino en Corée, il n'ont donc aucune éducation vis-à-vis des jeux d'argent).
On a joué ... on a perdu toutes nos économies en quelques jours puis on a du revendre la voiture pour revenir sur Gayndah et rechercher du boulot ici ! »
C'est pas la première fois que j'entends des Coréens raconter ce genre d'histoire, mais les voir trimer pendant 3 mois ou plus avec ces foutues mandarines pour tous perdre en quelques jours et se retrouver sur la case départ dans le même désolant paysage …

Le soir, je me rends au pub où je retrouve mon pote Steve l'Ecossais et quelques autres connaissances. Je me rends compte que le temps passe vite, et que j'ai peut-être intérêt a bouger un peu plus vite dorénavant.

dimanche 29 novembre 2009

Retard ?!?

Désolé tout le monde, cela fait bien longtemps que je n'ai pas donné de nouvelles effectivement.

J'ai environs 3 mois d'aventures a mettre a jour, et y'en a des choses a dire … surtout que maintenant on est 2 pour les faire les conneries.

Je vais essayer (j'ai bien dit « essayer ») de faire un post par jour. Avec un peu de chance, je devrai finir avant de quitter l'endroit où nous sommes actuellement depuis 3 semaines, c'est à dire Young, dans le New South Wales, où nous cueillons des cerises.

Allez … il est temps de faire chauffer le clavier !

dimanche 13 septembre 2009

Petit dragon:

Je suis content (encore et toujours).

Étant donné que le boulot est toujours aussi pépère et que Karen cuisine bien, et surtout que je n'ai pas de sous, je vais rester ici un bout de temps. Il est donc temps de booster ma vie sociale ici. Je trouve donc un club d'aïkido (de la Ki Society, de l'école de Tohei Sensei), au PCYC de Caboolture, et, en vadrouillant a la recherche d'un kimono pas cher, je suis tombé sur le Red Dragon, un club de Kung-Fu, où l'on pratique entre autre le Jiu-Jitsu Brésilien, toujours a Caboolture.
Depuis le temps que je rêvais d'améliorer mes compétence au sol, je suis comblé.

Au niveau Aîkido, pour ceux que cela intéresse, l'école Tohei est assez particulière, on y pratique un style assez souple, qui est basé sur un profond travail sur le Ki. Chaque technique est abordée sous un angle un peu particulier (comparé a ce que j'ai pu connaître en France), et je comprends mieux la signification du mot Aï-ki-do maintenant. L'ambiance est vraiment super. Tout le monde se prends dans les bras pour dire bonjour et au revoir, ce qui est rarissime en Australie. De plus, il y'a pas mal de théorie, et cela me permet d'avoir des bases de méthodologie que je peux appliquer dans mes pratiques martiales, indépendamment des styles.

Pour le Jiu-Jitsu brésilien (BJJ), il est pratiqué par des gens qui font du MMA (Mixed Martial Arts), et qui participent a des combats en cage, dans l'équivalent Australien du UFC (Ultimate Fighting Championship) aux USA. Autrement dit, des machines a broyer. Les poids lourd fond une tête de plus que moi, on des bras comme mes cuisses stricto sensu, avec des tatouages jusqu'aux oreilles, et ne viennent pas là pour regarder un épisode de la petite maison dans la prairie.

Quel bonheur de pratiquer dans ces conditions. Depuis le temps que je voulais améliorer mes techniques au sol et transpirer pour de bon. Même si je passe la moitié du cours a grimacer en essayant de trouver mon souffle a chaque fois que je subis une soumission.

J'ai donc tous les soirs de la semaine une activité, Aïkido mardi et jeudi et BJJ lundi, mercredi et vendredi.

De plus, il y'a d'autres personnes qui font comme Karen, c'est a dire, remplir leur maison avec des étrangers venus cueillir des fraises. Notamment, Nelly, chez qui j'ai rencontré (entre autres) Hiro, un japonais, qui a étudié le Yoga en inde, et avec qui on pratique le Dimanche en fin d'après midi.

Moi qui n'avais plus fait de sport depuis longtemps, je suis comblé maintenant.

vendredi 28 août 2009

La croix rouge a du soucis a se faire.

Emeraude va quitter l'Australie pour retourner en Nouvelle Zélande afin d'y suivre une formation pendant 6 mois. On décide de profiter d'une soirée tous ensemble avant son départ.

On décide d'aller a Brisbane où a lieux d'après elle un « super » concert. On embarque avec Duncan, Emeraude, et Kathryn, la fille de Karen. Je suis (pour changer) capitaine de soirée. On prends la voiture de Kathryn, une Ford Fairlane V8 5.OL (étonnant de voir qu'en Australie des gens qui ne travaillent pas peuvent se payer de pareils paquebots. J'aurai quelques explications « intéressantes » plus tard). On assiste a un premier concert, avec un groupe pop du coin, ce qui n'est pas vraiment vraiment le genre de musique que j'affectionne, puis le fameux groupe commence a jouer … de la musique plus ou moins electro, ce qui n'est pas vraiment du tout ce que j'aime. Les 3 autres décident de partir pour un autre quartier dans lequel on avait décider d'aller après le concert. Comme cela ne leur plait pas du tout non plus, ils décident donc d'y aller plus tôt que prévu. Je me retrouve donc seul avec Emeraude, mais pas question de supporter ça plus longtemps, comme il est près de minuit, je vais en profiter pour passer quelques coups de fil en France.

Bien plus tard, le concert se termine, et je retrouve Emeraude tout seule dans la rue, car les autres sont partis … avec la voiture, alors que tous avaient déjà bien bu. On part en bus les retrouver dans le quartier « The Valley », qui est un des endroits animés pour la jeunesse de Brisbane.

Pour info, Kathryn la fille de Karen a changé d'équipe après avoir fait ses trois enfants. Elle a donc l'habitude de fréquenter les clubs gays, et motive la troupe pour aller dans un club « the beat ».
Manque de bol, arrivé sur place avec Emeraude, on se rends compte que l'entrée est payante, et comme on doit rentrer dans peu de temps, je n'ai pas envie de payer pour si peu. « On a qu'a laisser les autres s'amuser dedans, on les rejoindra plus tard ». Ou pas !!! Emmeraude me dit tout naturellement:
«_Il suffit de récolter les sous, comme ça cela ne nous coutera rien !
_Bin oui, c'est aussi simple que ça !
_Non, non, sérieusement !
_Oui, mais c'est dommage car d'habitude, j'ai toujours tout mon matériel de cracheur de feux sur moi, juste au cas où ... mais ce soir …
_Laisse moi faire, je vais rapper !
_ … »



Elle commence a marcher dans la rue, repère un petit groupe, se plante en plein milieu, interromps tout le monde et dit: « J'essaie de récolter des sous, si vous voulez, je peu rapper (NDLR: chanter du rap, a cappela), combien vous me donneriez si ça vous plait ? »

Quelques groupes plus tard, elle a 15$ en moins de 20 min. Si tous les gens qui font du spectacle de rue ou même la manche, pouvait atteindre ce taux horaire, il y'aurai beaucoup moins de pauvres.

Comme promis, elle utilise l'argent récolter pour entrer dans le club, n'étant pas vraiment motivé, je vais faire mon papi dans un salon de thé en attendant les autres.

Byron Bay #2:

On décide de partir avec Duncan et Emeraude a Byron Bay, capitale du surf et ancien lieu de résidence des habitants de Nimbin qui on migré vers les terres quand les touristes on commencé a envahir les lieux. On passe par Brisbane où l'on prend au passage Shanon, la copine d'Emeraude que l'on avait rencontré lors d'une soirée a Brisbane avant d'aller a DreamWorld.

Juste avant de quitter sa maison pour reprendre la route, Shanon, demande: « vous avez assez de place dans la voiture pour une planche de surf ? ». Bien évidement, sachant qu'on est déjà 4 dans Clutch, je réponds non! Et bien on va quand même réussir a la faire rentrer sa planche.

Et c'est reparti direction le Sud. Arrivé sur place, on passe d'abord au Bottle Shop, car les autres on « soif », puis on va vers la plage. C'est rigolo, on est en plein hiver, mais il y a autant de surfeurs dans l'eau que de mouettes sur la plage.

On pars ensuite faire un peu de shopping, car même si les premiers habitants de Byron Bay qui étaient les gens avec un mode de vie différent qui constituent aujourd'hui la population de Nimbin, sont partis, les commerces de vêtements et autre accessoires hippies sont restés pour les touristes.

Puis, on va finir la journée dans un des bars tendance du coin. On assiste a un concert vraiment sympa, et d'une grande qualité. Comme le temps passe vite, et qu'on a quand même pas mal de route a faire pour rentrer, on se prépare a partir. « Oh, mais où est passées Shanon ?!? » Elle est parti se faire de nouveaux amis, 2 surfeurs bien musclés, super fashion, avec un sourire a la colgate, comme dans les pubs à la télé. On lui fait comprendre qu'il est temps d'arrêter de jouer des phéromones, car on a de la route a faire. Sauf que Justin, un des deux bogoss veut a tout prix nous montrer quelque chose.

Justin, est surfeur professionnel, il vit a Byron Bay, et n'a pas grand chose a faire a part surfer ou faire du skate board. Il a donc crée des « engins » mixant ce qu'il aime faire. Il sort d'un vieux break Volvo ses œuvres. Il a fixé des roulements de skate board sur:
_un snow board,
_un body board,
_et … une chopping board (une planche a découper de cuisine).

Impossible de partir sans essayer ses engins. On se trouve donc un petit parking en pente, sur lequel on va tous avoir droit a un baptême sur chacun de ses engins.

Position debout sur la planche a découper, allongé sur le dos sur le body board, et a 2 debout sur le snow board. Bien marrant tout ça, même si je faisais pas le malin a rouler sur le bitume bien dur du parking, en tongs sur un snow board qui se plie dans tous les sens. Bonne expérience en tous cas.

Subtile finalité, on doit ramener Justin chez lui avec son attirail.

On se retrouve donc a 5 dans Clutch, mon coffre est toujours autant chargé, plus une planche de surf, un snow board, un body bord, plus les sacs de tout le monde. Heureusement, que l'on a que quelques Km a faire, et qu'il n'y a pas de policiers sur le trajet.

Ramène pas ta fraise #2:


Le lendemain je commence donc a cueillir des fraises avec mes 2 amis. Enfin, avec Duncan plus précisément, car Emeraude est Packeuse maintenant, c'est pour cela que je la remplace en tant que picker.

Pour ceux qui se souviennent, la cueillette de fraise en Tasmanie est le travail le plus chiant et dur que j'avais eu a faire ici.

Mais alors là …

Duncan m'avait dit la veille avec un sourire allant d'un oreille à l'autre : « Such an easy job man, that's f**king easy money ! » autrement dit, un boulot super facile. Je doit bien dire que j'étais un peu septique quand même … et maintenant je souris moi aussi.

C'est d'une facilité déconcertante, on a chacun une sorte de petit véhicule a trois roues qui enjambe 2 sillons, avec un siège au milieu au raz du sol, ce qui fait qu'en tendant les bras, on est dessuite au contact des plans de fraisiers. De plus, tout est légèrement en pente, il suffit donc de se laisser rouler dans la pente, et comme dirait Brice de Nice: « Si t'as confiance en la gravité … ça devrait marcher » !!! Et pas question de travailler dans le sens montant, on pourrait se fatiguer, on repars a chaque fois d'en haut. C'est tellement facile … limite déconcertant.

Les patrons sont super sympa, toujours a blaguer, et (car il y'a toujours un « et ») le point qui est peut-être le plus important, c'est que l'on est payé a l'heure, et que cela sera toujours le cas.

PPI: la tradition dans la région veut que (tant pour les pickers que les packers), la première semaine tout le monde soit payé a l'heure, le temps de se faire la main, puis, ils sont payés au rendement. Dans notre ferme, et c'est la seule a ma connaissance, qui fonctionne comme ça, les pickers sont payés a l'heure pour toute la saison.

Ce petit détail va tout changer, et faire bon nombre de jaloux autours de nous. De plus, il n'y a que des australiens dans la ferme, je suis le seul étranger, ce qui est rarissime. Durant ma journée de prospection j'ai visité entre 20 et 30 fermes, et a chaque fois, il y'a une nuée d'asiats qui triment comme des forças, avec des boss qui sont tout sauf agréables. Quand j'ai quitté Duncan et Emeraude le matin, j'étais un peu envieux de ne pas bosser dans leur ferme, car le fait qu'il n'y ai aucun étranger n'est pas anodin. Les gens du coin savent où il faut aller pour se faire de l'argent, avec un patron sympa, c'est un signe qui ne trompe pas.

Donc, tout se passe pour le mieux, même si on ne fait pas beaucoup d'heures pour le moment (la saison commence doucement), on en fait quand même bien plus que la plupart des autres personnes dans les autres fermes de la région.

Encore une fois, j'ai été très chanceux d'obtenir une place ici. A part quand j'étais a Sydney, j'ai bien l'impression que j'ai toujours eu de la chance pour trouver de bons boulot depuis que je suis arrivé.

Elimbah

J'arrive a Elimbah, un tout petit village a côté de Caboolture, entre Brisbane et le début de la Sunshine Coast. J'avais cru comprendre que l'on allait être hébergé chez des couchsurfeurs, mais … pas vraiment. En fait, c'est une famille qui fait office de chambre d'hôtes pour les migrants qui viennent ici pour la saison des fraises. Une sorte de backpacker au black finalement, où la famille se fait des sous en remplissant les chambres vides dans la maison. Sur les conseils de mes deux compagnons, je prends la formule « tout compris », on est donc logés, nourris, blanchis. La Maitresse de maison est Karen. Elle vit dans une des deux maisons avec son mari Keith. La deuxième maison sur la propriété est occupée par sa fille Kathryn et ses 3 enfants (Shantaye, Christian et Tiarna).Il y a aussi 5 chevaux qui occupent le parc de derrière.



Manque de bol, Duncan et Emeraude m'apprennent que le patron de la ferme dans laquelle on est sensé commencer a bosser demain matin ne va pas avoir besoin de moi. Il cherche plutôt une fille pour « packer ». Petit Point Info (PPI): La plupart des fermes vendent elles mêmes le produit fini aux distributeurs. Donc, il y'a une équipe de « pickers » pour ramasser les fruits, et une équipe de « packers », qui travaillent dans un hangar qui les conditionnent et les empaquettent pour être prêts a la vente.

Bon, je vais quand même me présenter le lendemain matin pour voir si la situation n'a pas évolué. Cela ne sera pas le cas.

Ok, on va se remettre en monde « recherche de boulot ». Je fait donc chauffer le GPS toute la journée, a vadrouiller partout dans les environs, allant de ferme en ferme vantant mes qualités de picker émérite, et je reçoit en fin de journée un sms d'Emeraude disant: « Tu commence a travailler demain avec nous ».
Et c'est pas plus mal car pour le moment, j'étais « broucouille, comme on dit dans le bouchonois » !

Rainbow Beach

Je vais donc profiter des quelques jours seul le temps de retrouver les autres. Je suis a Noosa, et je décide d'aller faire un tour a Rainbow Beach, il parait que c'est joli. Un petit coup de GPS, et c'est parti. J'essaie d'éviter l'autoroute et je passe par une jolie région un peu vallonnée, ça me rappelle le Pays Basque, c'est vert comme tout, il y a des vaches … c'est bien beau.

Puis (ça fait toujours bizarre) il n'y a plus de bitume sur la route. Rappel, l'Australie, c'est 14 fois la superficie de la France pour seulement 20 millions d'habitants, ils ont donc un réseau routier très étendu, mais pas énormément de circulation du coup, dès fois, il n'y a plus de revêtement sur la route, et cela devient une « dirty road », un chemin carrossable. Dès fois, il suffit de continuer un peu pour retrouver du bitume … mais dèsfois non, et c'est la que ça devient « rigolo ».

J'ai suivit le plus fidèlement possible mon GPS a travers ces chemins de forêt. Tout a coup, j'arrive a une intersection. Sur la route que me demande de prendre le GPS, il y'a un panneau qui indique: « route susceptible d'être difficilement praticable, n'emprunter qu'avec un véhicule 4x4 s'il a plu les jours précédant ».

« Ola, c'est quoi cette histoire ?!? je veux juste aller a Rainbow Beach moi, je veux pas passer mon weekend perdu en forêt ! » Mais bon, mon GPS a l'air plutôt sûr de lui … et je ne me souviens pas de quand datte la dernière pluie … cela devait être il y'a longtemps alors !

Et c'est parti. La route, enfin le chemin, est effectivement très sablonneux, et il y'a quelques jolis trous a éviter à certains moments, mais les paysages sont vraiment magnifiques.

Je continue a rouler jusqu'à un autre panneau, et celui là il fait peur: « Route très dangereuse, 4x4 uniquement, conduisez avec une prudence extrême.»

Je me dit: « Non, c'est pas possible un panneau comme ça, ça doit surement être une forme du sens de l'humour local ! »
Sauf que le panneau de signalisation est tout ce qu'il y'a de plus réglementaire, et qu'il décrit bien la suite du « trajet »

Mon GPS refusant de m'indiquer d'autre itinéraire, et ayant déjà roulé depuis au moins une heure dans la forêt, il serai bête de faire demi-tour, car il ne me reste plus qu'une trentaine de Km a parcourir. « Allez, même pas peur, ch'uis un catcheur ! »

Et c'est parti. Avec une moyenne de 15Km/h, j'ai découvert que je pouvais faire du franchissement avec Clutch, mais étant chargé a ras bord avec toutes mes affaires dans le coffre, attention aux amortisseurs. J'ai roulé en zig-zag pour éviter les plus gros trous et les plus grosses bosses, franchissant des petits bras de ruisseau, faisant patiner les roues dans le sable, faisant rebondir quelques pierres sous le châssis, faisant quelques marche arrières pour revérifier a deux fois si je pouvais vraiment franchir tel ou tel obstacle … l'aventure, la vraie ! Jusqu'à ce que j'arrive « là » !

« Là », c'est un flaque gigantesque a gauche, et une voiture enlisée dans la boue a droite. Je m'arrête un peu avant, puis je descend pour voir les occupants de la voiture. C'est une petite voiture, 2 roues motrices, comme Clutch, mais il n'y a personne dedans. Le conducteur devait donc être seul (comme moi), et après avoir infructueusement essayé de mettre des branches sous les roues, a abandonné et est parti chercher de l'aide a pied, car en plein milieu de nul part, pas la peine de compter avoir du signal pour le portable !

Impossible de passer plus a droite, je sonde la flaque avec un bâton, et cela me parait jouable. Je serre les fesses le temps de traverser, puis je continue la piste.
Au moins 9Km plus tard, je trouve Andréas, un Allemand qui est en Australie pour 2 semaines, qui marchait depuis au moins une heure. Il est ici pour une conférence pour son boulot, et profite des derniers jours en vadrouillant un peu avec un véhicule de location. Je l'amène jusqu'à un magasin où le patron va aller le treuiller avec un pick-up moyennant quelques dollars. Je le laisse là, et le remercie d'avoir été assez bête pour s'embourber là où il l'a fait, car sinon j'aurai moi aussi tenté d'éviter la flaque, et c'est moi qui serai enlisé a sa place.

Et du coup, bin je suis a Rainbow beach, j'aurai du mettre 2 heures et demi depuis Noosa, j'ai du en mettre au moins 5 a cause de l'état de la piste. Mais c'était quand même bien marrant de faire du franchissement avec Clutch, et les paysages étaient vraiment splendides.

Je vais rester 3 jours ici, finalement je ne camperai pas, car comme la région toute entière est un parc national, il faut payer pour poser la tente, et je n'ai ni envie de payer, ni de frauder, je vais donc trouver des petits chemins de forêt bien tranquilles où dormir dans Clutch. Rainbow Beach est la porte d'entrée sud pour Fraser Island, les plages sont magnifiques, et je vais aller faire un promenade le long de la fameuse plage bordées de dunes multicolores, d'où l'endroit tire son nom.


Ce qu'il faut savoir, c'est que les dunes sont tellement hautes qu'on ne peut pas passer a travers, la plage est donc une longue bande sa sable bordée de dune, qui se finit par un petit cap, et l'on peut s'y rendre en 4x4 par la plage. Tout la partie sud est donc une sorte d'autoroute pour 4x4. Comme je ne peux évidement pas m'y rendre avec Clutch, je décide de faire un bout de chemin a pied. C'est très joli, les dunes sont assez abruptes, le sable y est de différentes couleurs, du blanc brillant au noir profond, en passant par le jaune, le rose, le rouge, le marron et tous les dégradés possibles, et plus ou moins compacté ce qui laisse des « cascades » de sable qui coule le long de « pierres » de sable.



Je marche pendant 2 heures, et comme je commence a avoir faim, je décide de rentrer en stop. C'est la deuxième fois de ma vie que je fais du stop. La première était lors des fêtes de mon village dans les landes au petit matin après une soirée arrosée, et la deuxième fois, c'est ici, pour arrêter un énorme Pick-up sur la plage. Je ferrait en 1/4h le trajet que j'ai mis 2 heures a faire en marchant.

Je passerai le dimanche a Tin Can bay avant de repartir pour le sud rejoindre mes amis près de Caboolture.

samedi 25 juillet 2009

Registration.

Petit récapitulatif.

En Australie, pour pouvoir rouler, un véhicule a besoin d'avoir une « registration » ou « rego » en cours de validité. Lorsque j'ai acheté Clutch en janvier, le revendeur avait fait une nouvelle rego de 6 mois dans l'état du New South Wales. Comme j'arrive a échéance, il me faut donc la renouveler. La régo, c'est en même temps une assurance, donc au minimum le CTP (Compulsory Third Party), soit l'équivalent du « tiers-payant » chez nous, plus une taxe qui correspond a notre ancienne vignette. Sauf, que pour faire les formalités, dans le New South Wales, le véhicule doit effectuer un « safety test » équivalent de notre contrôle technique, mais en moins poussé.

L'astuce, c'est que dès que j'ai acheté Clutch, j'ai fait le changement de propriétaire en inscrivant comme adresse celle de Rob, mon ami de Mount druitt, près de Sydney. Mais, manque de bol, il vit dans une ville où le taux de criminalité semble assez élevé, et donc, les devis que j'obtiens des assureurs sont exorbitants.

Je décide donc de faire enregistrer Clutch dans l'état du Queensland (dans lequel je suis actuellement), a l'adresse de ma copine Paulette. Là, les tarifs redeviennent raisonnables.
Il faut donc que je remplisse tout un tas de papiers, mais … c'est là que le bas blesse, il faut aussi que je fasse un "safety test", car dans le Queensland, si un véhicule viens d'un autre état, il doit subir un test la première fois. « Boah … pas de sushis, Clutch est invulnérable … a part le pneu avant droit qui est complètement bouffé a l'intérieur. » On me dit de droite et de gauche que dans le Queensland, il suffit de trouver un garagiste pas trop regardant pour le test, et ça passera.

Je vous passe les détails. J'ai fait 2 tests, et j'ai eu a changer les 2 pneus avant, puis finalement, les 2 arrière, puis un silent bloc.

Mais bien évidement, j'ai attendu 2 jours avant l'expiration de ma régo pour m'en occuper, donc tout ça s'est fait dans un confusion pas possible, après avoir essayé de monter le silent bloc moi même et avoir cassé des outils qu'on m'avait prêté, 250 coups de fil pour trouver les pièces, 120 allers-retour vers des centre auto, j'arrive avec un jour de retard a obtenir mes nouvelles plaques d'immatriculation, et je suis enfin en règle.

Sauf que l'opération m'a couté en tout près de 1.000 $ !!!

Et là … c'est le drame. Moi qui comptait prendre un peu de bon temps pour remonter vers le nord et arriver enfin a ces foutues tropiques, mon compte arrive a sec, et je vais devoir trouver du boulot ici.

Ok, pas de panique, j'ai mes trois compères de Gayndah (Emeraude, Duncan, et Kim) qui ont trouvé du boulot, dans le coin. Il y'a quelques jours, il m'ont proposé de venir avec eux, mais comme a l'époque, j'étais « riche », j'ai décliné leur offre. Je crois qu'il est temps de réviser mon jugement.

Un petit coup de fil: « Ah mince, vous êtes au nord de Gayndah maintenant … ah … mais vous allez redescendre ce weekend car vous avez un job qui vous attends … ok … et kim (qui est toujours enceinte) a décider de ne pas vous accompagner … et comme vous avez trois places, je vais pouvoir la remplacer … ok, rdv dimanche … bonne continuation ! »

Et hop ! Je n'ai jamais trouvé un boulot aussi facilement depuis que je suis arrivé !!!

samedi 18 juillet 2009

Le Paradis, ça ressemble a quoi ?

Pour ce que j'en sais, le Paradis, cela ressemble à la soirée du mardi au Pub de Boreen Point durant le festival.

Tout le monde m'a dit, du DOIT y aller, c'est « the place to be » (l'endroit où il faut être). Ce que j'ai fait. J'ai essayé de décrire ce que pouvait être la vie dans cette communauté, mais ce soir là, j'ai ressenti quelque chose de vraiment fort. Il y a des « jam session » les vendredis au pub, mais ce soir, c'est concert. Et qui est-ce qui joue ? Les gens du coin !

C'est tout bête, mais c'est surpuissant. J'y retrouve tous mes amis, kate et sa fille Miko son là, Gonzo est l'ingénieur son, je retrouve Johan, Elly et Tina, 3 mamans magnifiques qui approchent de la cinquantaine et qui me disent:
« _Oh, tu devrai aimer notre première chanson, c'est une chanson française!
_Quoi, vous jouez ce soir ?!?
_Oui, on a monté un groupe !
_ … »


Bin oui, c'est tout bête, il suffisait d'y penser !

Vont donc s'enchainer 4 groupes ce soir, tous composés de gens du crû. Une première femme qui joue seule de la guitare avec une voix qui met un petite larme au coin de l'œil de toute la salle, mes trois copines, 3 gros barbus avec contre-basse et banjos qui jouent du Blue-grass comme dans les westerns, et un groupe d'au moins 8 personnes, qui finissent en apothéose, avec du Santana, du Hendrix et du Clapton.

C'est tout simplement beau de voir tous ces gens (monsieur tout le monde, les voisins, les copains, la famille …), jouer de la musique ensemble, et prendre autant de plaisir a jouer que les autres dans la salle a danser. Je crois que si dans tous les villages de France et de Navarre, on pouvait trouver la même dynamique, il serai difficile d'avoir des querelles de voisinage.

Durant la soirée, je retrouve Ben, le fils de Elly, que j'avais rencontré lors de mon premier séjour a Boreen Point chez Kate. Il me dit que mon anglais c'est beaucoup améliorée depuis trois mois qu'on ne s'est pas vu. Elly, sa mère est hollandaise, mais lui ne parle quasiment pas Hollandais. Il a passé quelques mois en hollande il y a quelques temps, et il a mis des mots sur quelque chose que je ressens depuis longtemps.

Il a tout simplement expliqué que quand tu es avec des gens dont tu ne maitrise pas la langue, tu va naturellement gommer ton égo, car tu ne peux pas dire tout ce que tu veux, mais seulement ce que tu peux. La concentration va sur le message, et moins sur la façon de le transmettre, ou de se comporter durant la discussion.

Il a raison, et avec un peu de recul, je crois que les relations que j'ai pu tisser en Australie sont différentes de celles que j'aurai pu tisser en France dans des contextes similaires. Elle me paraissent plus claires, et plus sincères, surtout quand c'est avec d'autres étrangers non-anglophones.


Les voyages forment la jeunesse … et le reste !

mercredi 15 juillet 2009

Restons modestes … mon métier consiste a sauver des vies, c'est tout !

Me voilà donc arrivé a Boreen Point (encore), où je vais pendant une semaine être Firts Aid Volounteer (secouriste volontaire). Alors, je la fait courte, je n'ai eu a sauver personne (heureusement pour les victimes potentielles d'ailleurs !), j'ai juste eu a mettre un pansement sur le doigt d'une femme, même si vu son comportement, j'aurai préféré lui mettre … un coup de pied au cul. Durant cette semaine, j'ai vu du monde, je me suis fait de nouveaux copains et copines. J'ai eu l'occasion de discuter avec des artistes, et niveau Art … je suis toujours aussi paumé qu'avant. Mais bon, au moins j'ai essayé.

Le thème du festival pour cette année: problèmes climatiques, développement durable. Des artistes de plusieurs pays on été invités pour faire une œuvre en relation avec le thème, mais une œuvre éphémère, qui sera détruite a la fin de l'exposition. Ce qui m'a vraiment plus, c'est les Story telling, (Histoires comptée); la tradition Aborigène se transmet comme beaucoup d'autres par les danses rituelles, l'art, la musique, et aussi par les histoires. Il se trouve qu'a chaque fois, cela se passait a côté de la tente des secours, j'ai donc pu assister a des histoires comptées pour les enfants. J'y ai appris une façon très intéressante de voir les choses, a travers la nature qui nous entoure. Comment y vivre correctement, comment jouer du didgeridoo, faire du feux avec 2 bouts de bois, affiner ma compréhension de ce que peut-être un « autre » point de vue, ce qui a participé je l'espère a améliorer encore un peu plus mon ouverture d'esprit.

Le jeudi après midi, je suis un groupe de personnes menées par 2 archéologues de l'Université de Brisbane faire une petite randonnée sur Mill Point, où l'on peut trouver des vestiges d'une ancienne scierie du 19ème siècle qui a disparu il y a fort longtemps. Enfin, fort longtemps, c'est une façon de parler, car pour moi qui suis Européen, cela me fait toujours rire de voir des archéologue, ici fascinés pour des choses qui me paraissent si récentes comparées a notre histoire sur le vieux continent.

Le vendredi, la fin du festival se déroule avec des danses rituelles Aborigènes, et des colonnes de terre cuite en feux sur le lac.



J'ai passé toute la semaine chez Paulette, et manque de bol, j'ai passé les 4 derniers jours malade. Les symptômes correspondent a une intoxication alimentaire, et comme par hasard, j'ai mangé du poisson au pub, ce qui n'est pas recommandé. Donc, c'était pas la grande forme.

DreamWorld 3/2:

Je quitte Paulette et Boreen Point pour repartir sur Noosa Heads où je retrouve Émeraude, Duncan, et Kim, une jeune Australienne de 18 ans de Gayndah qui les accompagne.

Vous vous souvenez de la voiture de Duncan, la vieille Mazda de 1984 ! En fin d'après midi, juste en quittant Noosa, il s'arrête sur le bord de la route et me fait signe de m'arrêter aussi. Il écoute un bruit suspect que fait sa voiture quand il roule. Après avoir constaté le bruit moi aussi, je lui propose de mettre la voiture sur cric et faire tourner la roue a vide pour voir ce que cela peut bien être. Il me dit que ça devrai aller, on verra ce soir au calme.

Oui … enfin presque !!!

Sur le chemin, juste a la sortie de la ville, je m'aperçoit qu'il ne me suit plus. Je rebrousse chemin, et je trouve sa voiture « garée », a moitié sur le bas côté, dans une drôle de position.

Il a tout simplement perdu la roue avant gauche alors qu'il roulait. Il a entendu un gros boum, la voiture s'est affaissé, elle a continué sur la lancée a glisser/rouler, et il a vu sa propre roue partir devant lui !

Il aurait pu se tuer, ou rentrer dans une autre voiture (ou les 2) ! Même pas peur, il a simplement été chercher sa roue dans le bois qui bordait la route. En fait, il a fait changer ses roues dans un garage, et le mec n'as pas remis les bons boulons, il en a remis des beaucoup plus courts, qui n'ont pas résisté a la pression.

(Pour info, en Australie, on ne met pas des goujons dans les moyeux de roue, mais on visse un boulon sur des tiges filetés qui sont déjà dans le moyeu.)

Et c'est reparti vers le sud.
Petit camping improvisé a Mudjimba, puis on passe toute la journée du lendemain a chercher du boulot pour eux dans la région.

Le soir, nous campons a Maroochydore, dans un vrai camping, avec de vraies douches chaudes. C'est dans ces douches que je vais rencontrer Phill, qui va nous proposer d'utiliser ses plaques de cuisson. On fait donc la connaissance de sa petite famille, et de leur voisin Josh, un Allemand qui voyage seul.



On cuisine tous ensemble, et j'ai droit a un Copyright International pour mes omelettes ratées. Je sens que je vais être riche.

Pour la petite histoire, Kim, l'australienne s'est joint a Duncan et Émeraude pour faire un tour du pays sur une année, en cueillant des fruits au fur et a mesure de leur progression. Sauf que … elle a découvert qu'elle était enceinte le jour du départ. Du coup, elle a quelques « affaires » a faire le lendemain et elle ne pourra pas venir a DreamWorld avec nous. Duncan décide de l'accompagner. Et comme par hasard, Josh le voisin allemand n'a absolument rien a faire le landemain, et n'est pas contre se rapprocher de Sydney car il doit quitter le pays dans quelques temps. On troc donc Duncan contre Josh.

Nous voilà partis tous les 3 pour une seconde (1ère pour Josh) journée a DreamWorld.


Comme s'est un vendredi, il y a beaucoup moins de monde qu'en semaine ce qui nous permettra de voir le parc assez différemment. On aura le temps de refaire tous les roller-coasters, et de voir la partie nord du parc, avec tous les animaux endémiques australiens, dans une atmosphère beaucoup plus ludique. Je verrai pour la première fois en vrai un émeut, des dingos, des cro-crodiles des koalas …


C'est vraiment bien fichu comme parc, d'ailleurs la partie nord fait plus penser a un zoo qu'a un parc. On assiste a un petit Farm Show, avec chien de troupeau, démonstration de tonte de mouton et dégustation de pain/gâteau, de la ferme.

On refera évidement la fameuse Tour-de-la-mort-de-l'angoisse-qui-tue, et comme vous vous en doutez, la deuxième fois c'est pas plus facile … bien au contraire.

On rentre le soir, tous ensemble finalement, (Josh veut rester un peu avec nous) rejoindre les 2 autres dans un camping près des Glass House moutains. On va rester 2 jours ici avant que je ne reprenne la route pour Boreen Point.




Pour la dernière nuit sur place, on va camper dans la nature avec Josh. En fait, on ira juste de l'autre côté de la route par rapport au camping. Josh est vraiment le stéréotype de l'allemand voyageur: grand, blond, jeune, sportif, motivé, débrouillard, avec une vraie volonté de voyager, et pas juste faire la fête. Je passerai un bon moment avec lui. Le lendemain, je le dépose a caboolture, puis je reprends la route seul.