vendredi 27 février 2009

Vieux motard que jamais.

Le landemain, je rencontre Finn, un autre allemand rencontré a Sydney. Finn va m'héberger chez lui durant quelques nuit. Je commence, sans le savoir, une super semaine a Melbourne. Je met des annonces sur le net pour trouver des gens pour un lift jusqu'à Brisbane (capitale du Qeensland … ma terre promise). Je prévois de partir samedi ... ou dimanche au plus tard dans le pire des cas si vraiment y'a la guerre! Bien évidement, rien ne se déroulera comme prévu et je ne partirai pas avant mercredi après midi.

Finn n'a que 21 ans. Cela fait 2 ans qu'il a quitté l'Allemagne pour voyager, il a déjà fait le tour du monde, il est trilingue, il a vécu plusieurs mois en Amérique centrale et du sud, il a traversé plusieurs océans en bateau, il connait les îles du pacifique comme sa poche et c'est je pense le premier vrai voyageur que j'ai rencontré. Dans son appart, 4 nationalités cohabitent dans une ambiance totalement différente de ce que j'ai pu connaître a Sydney. J'ai pu améliorer mon Koréen (merci Duk et Francis) et mon japonais (merci Massa) autour de quelques bières. J'aurai le temps durant mon séjours de visiter le Chinese Museum et l'Imigration Museum, quelques pub sympa, et depuis le temps que ça ne m'était pas arrivé, de manger des sushis matin, midi et soir.

Je trouve une allemande qui cherche a aller a Brisbane, sauf qu'elle est très pressée … trop pour moi. Je lui propose d'aller vite a Sydney, car j'ai déjà fait le trajet et de l'y déposer, car a partir de là, j'ai envie de profiter du trajet. Ok, rdv lundi matin pour le départ. C'est la première et dernière fois que je la verrai. Lundi matin, aucune nouvelle.
Tampis, je vais trouver quelqu'un d'autre. Du coup, cela retarde mon départ d'au moins 1 jours.

Durant la journée, je rencontre dans une école d'Anglais pour les étrangers Yenny, une Colombienne. Surviens suite a mon pauvre espagnol tout rouillé un énorme malentendu qui me cloue un jour de plus ici. (Merci Finn d'avoir rétabli la situation).
Ok, je partirai Mardi alors.

Mardi fin d'après midi, je rejoins ma voiture que j'avais laissé en banlieue pour éviter les zone de parking payantes du centre ville. « Merde ! » La serrure est ouverte. On m'a piqué le contenu de la boite a gants. Heureusement, il(s) n'a(ont) pas touché au coffre. Toute ma vie étais dedans !!!

Du coup, petit détour par le commissariat le plus proche pour une déposition. Manque de bol, dans la boite a gant, j'avais un transformateur et le chargeur de mon GPS. Bien sur la batterie de mon GPS est a plat. Je suis donc bloqué un jour de plus, le temps de racheter tout ça.
Je partira mercredi finalement.

Ce qui me fait chier, c'est qu'il(s) m'a(ont) pris aussi mon opinel tout neuf que j'avais acheté a Hobart, et je n'arrive pas a en retrouver ici !

« Tu aidera ton prochain » … non mais c'est quoi ces conneries ?

Le trajet en Ferry semble beaucoup plus rapide quand on dort, et c'est pas plus mal. J'arrive donc a Melbourne, capitale de l'état du Victoria. Pour les retardataires, le Victoria est en proie au plus terrible incendie que le pays ai jamais connu, pour l'instant environs 200 morts, il gagne du terrain de jour en jour. J'ai entendu un appel a volontaires. La situation est catastrophique, des milliers de gens dont les maisons ont brulé se retrouvent a la rue, et manquent de tout. Le pays tout entier se mobilise pour venir en aide aux sinistrés. Du coup, comme je ne suis pas si pressé que ça de me rendre dans le Qeensland, je vais proposer mon aide en tant que volontaire.

Manque de bol, malgré ma bonne volonté personne ne voudra de mon aide.

Je m'explique. Je téléphone d'abord a la hotline du Victoria pour me proposer pour du volontariat, on prends mes coordonnées et mes disponibilités, et on me dit: « Ok, pas de sushis, merci pour tout, quelqu'un va vous rappeler. » Je n'ai jamais eu de nouvelles.

Je me présente a la Croix Rouge de Melbourne, un des responsables de la section volontaires m'explique qu'avant de devenir volontaire, il faut que la police fasse une enquête de moralité … cela prends au moins 2 mois. Ok, je serai a plusieurs milliers de Km d'ici là … tampis.

Je prends attache avec govolunteers.com.au, qui me disent eux aussi qu'ils ne pourront pas « m'utiliser » avant 3 ou 4 semaines.

Je fini par me présenter a CenterLink, qui est l'équivalent local de notre ANPE, suite aux conseils de je sais plus qui, et ils n'ont rien qui concerne le volontariat dans leur base de données.

Bon, bin je n'aiderai personne finalement. Je vais donc profiter un peu de la ville et voir quelques copains avant de partir.

Contrairement a Sydney, Melbourne est moins « haute », il y a moins de tours et de hauts buildings, donc plus de soleil dans les rue, et je m'y sens bien. J'y retrouve Huyen, une allemande « made in Vietnam » rencontrée a Sydney, qui m'emmène dans un pub qui possède une terrasse en haut d'un immeuble, original et super agréable. Petit détour par un resto Vietnamien (bien obligé), puis je vais dormir dans Clutch au bord de la plage (Brighton Beach).

Tasmanie … suite et fin.

Juste avant de partir, j'ai pensé a tout, ranger mon bazar, préparer la voiture pour un long trajet, faire des provisions de nourriture … Tout sauf … le trajet! Après avoir quitté les patrons, je suis monté dans ma voiture bien motivé, et juste avant de mettre le contact, je me suis dit: « Merde, mais je vais où maintenant, je fais quoi ?!? ». C'est fou comme cela peut-être déstabilisant comme sensation. Même si c'est l'essence du voyageur.

« Ok … euh bon … bin on va commencer par trouver le nord, et ensuite, on se dirige vers le Main Land.
J'ai par la suite décidé de faire la côte est de l'île. Passage par Swansea, puis Bicheno. Des plages très jolies et très calmes.

Petit tour en bateau a fond de verre. Je vois pour la première fois les fameuses abalones, plein de poissons différentes, et une raie gigantesque.

Puis le fameux Freycinet National Park. Tous les Gens que j'ai rencontré ici m'ont dit la même chose, c'est surement le pus bel endroit de l'île. Effectivement, c'est vraiment beau. En plus, j'ai eu la chance d'avoir 2 jours consécutifs de beau temps pour visiter. Petite rando de 1h avec les palmes en bandoulière pour aller faire du snorkeling dans la fameuse Wineglass Bay. Moi qui ne suis pas fan de la marche, j'ai vraiment pris plaisir a franchir le petit col qui dévoile petit a petit la baie.

Arrivé a la baie, beaucoup de touristes, du sable blanc très fin, une eau claire … exactement comme on me l'avais dit. Hop, j'enfile la combi et plouf, on va taquiner les poissons de récif. Sauf que … je suis toujours en Tasmanie, l'eau est toujours aussi froide, y'a des algues partout, c'est pas facile de nager là dedans. Bon, on sort. Je me suis donc mis dans un petit coin tranquille de la baie le temps que ma combi sèche un peu. J'étais sur le sable en plein soleil, avec un T-shirt, plus un sweat-shirt avec la capuche, et j'avais quand même froid. C'est tellement dommage, ce satané climat fait oublier la beauté des paysages, et ne me fait penser qu'a une chose … rejoindre les tropiques.


Ok, c'est promis, dès ce soir je réserve le ferry pour le retour. En quittant la plage, un Kangourou s'approche de moi, il a vraiment pas l'air farouche, a tel point que c'est moi qui doit reculer quand il essaie de me renifler la main. Je comprends maintenant pourquoi il y a un peu partout dans les park nationaux des pancartes priant les touristes de ne pas nourrir les animaux sauvages, qui malheureusement le sont de moins en moins.

Sur le trajet du retour, je fais la connaissance d'un jeune couple de Hong Kong avec qui je sympathise. Nous sommes rejoins par un couple de retraités du Colorado (USA). Le mari est un ancien prof d'histoire, et est curieux d'avoir le point de vue d'un hong Konguais sur l'après Angleterre, et sur les actions de Sarkozy. Je me suis rendu compte de 2 choses. La première c'est que cela faisait bien longtemps que je n'avais pas eu une discussion aussi intéressante. Et la deuxième, je crois bien que si je doit choisir entre rencontrer des gens différents et apprendre de nouvelles choses ou admirer de beaux paysages, je préfère rester enfermé. Il se trouve qu'aujourd'hui, les 2 sont parfaitement compatibles: je suis content !

Une nuit très agréable sur la bien nommée Sleepy Bay, une petite promenade matinale, et on repars direction Devonport, et … mon ami le ferry, synonyme d'espoir.
Longue route, j'y rencontre pas mal de gens sympa. Je n'aurai plus l'occasion d'utiliser mes essuies glaces avant longtemps … « ouais !!! »

Quand faut y aller …


Ça y'est, la décision est prise. Comme il pleut très souvent et qu'on ne peux pas ramasser les myrtilles quand elles sont mouillées, on ne fait pas beaucoup d'heures, donc pas beaucoup de sous. Mais finalement, le principal facteur qui a motivé mon envie de partir c'est le froid. J'en ai ras le bol de ce froid. Durant une semaine, le poêle a bois a tourné jour et nuit. Donc, au vu de tout ça, j'ai pris la décision de partir, et de remonter vers les tropiques. Finalement, je tournerai a droite arrivé a Melbourne, direction le Qeensland, les plages de sable fin … les eaux turquoises, et surtout le climat tropical. On remballe tout le matos … tiens, j'ai beaucoup plus d'affaires que quand je suis arrivé … et oui, mine de rien, cela fait 5 semaines que je suis là ! Bisous a tout le monde. Je vais voir la patronne pour qu'elle me paie ce qu'elle me doit, et elle et son mari me disent qu'ils on été très content de me connaître, et que si je reviens un jour il y aura toujours du boulot pour moi. Ça m'a fait vraiment plaisir, car la dernière fois que j'ai quitté un parton, c'était pas vraiment la même ambiance.


Petit Flash Back:
C'était à Sydney, une amie de marija (ma coloc croâte) lui a dit qu'un resto sur Darling Harbourg cherchait du personnel. Je me pointe là-bas. Le mec me dit: « Ah non, désolé, on a besoin de personne. » Merde, c'était un tuyau percé ! Puis juste avant que je parte, il me regarde de la tête aux pieds, et me dit: « tu bosses aujourd'hui ? »... euh non … « ok, reviens à 11h … mais je te préviens, on cherche personne »

Cela veut dire tout simplement, qu'il me prends a l'essai sans avoir de place dispo, c'est assez courant ici, et si je suis meilleur que le moins bon de ses employés, je prendrai sa place. L'astuce c'est que j'ai menti, je n''ai aucune expérience en tant que serveur, et à l'époque, mon anglais était minable. Et c'est parti pour un service de midi avec … 400 couverts ! J'ai couru dans tous les sens, j'ai transpiré comme un fou, durant 6h, sans pose sans manger ni boire. Finalement, le boss me fait signe de venir et me dit:
« _C'est bon, c'est bon, tu peux arrêter là! T'es pas assez rapide, merci d'être passé ! »

J'étais tellement crevé que ça ne m'a pas dérangé qu'il me dise d'arrêter. Mais c'était quand même un échec pour moi, le premier !


Retour vers le futur:
Donc, je quitte la Tasmanie, enfin … Deep Bay pour le moment.

Donc, dans la série « j'aurais pu, j'ai pas fais... » l'île de Brunny Island, la visite de la chocolaterie de Hobart et de la brasserie de la fameuse bière Cascade.

Ma villa en bord de mer.

Trent pars faire un trip jusqu'à Adelaïde pendant 3 jours. Il m'a demandé de nourrir ses chats pendant ce temps. Je doit avouer que l'argument le plus percutant n'as pas été mon amour pour les chats, mais la Playstation 2, le lecteur DVD et la télé. Du coup, je quitte mon chalet dans les collines pour ma nouvelle maison au bord de la mer, avec une vue magnifique sur la baie, un canoë, un petit ponton privé … comme dans les films.

Comme j'avais la maison pour moi, j'en ai profité pour y dormir au calme, loins de l'agitation qui règne au chalet. J'ai regardé les épisodes 3,4,5 et 6 de Star Wars … maintenant, la Force est avec moi.


5 chats en même temps, c'est tranquille … jusqu'à ce que je sorte du placard les boites pour les nourrir ! Manque de bol, je ne sais pas me servir de l'ouvre boite de trent (alors je vois déjà tout le monde se moquer de moi, mais on en a pas des comme ça en France), j'ai essayé toutes les positions possibles avec l'ustensile pour ouvrir ces fichues boites, pendant que les chats me grimpaient dessus se demandant pourquoi c'était pas déjà prêt. Du coup, j'ai défoncé les boites avec la première chose qui me soit passé sous la main … un sécateur.

Je me suis rendu compte durant ce weekend, que ma patience avec les chats peut diminuer brusquement, surtout quand ils me piquent la moitié du repas que je n'ai pas encore fini de préparer. Y'en a 3 qui on fait leur baptême de l'air a travers la maison !

CGT pas là … je serai ailleurs !

Les billets suivant sont rétroactifs, car j'ai eu du mal a mettre tout a jour. Donc, revenons dans le passé, détendez vous, et laissez vous guider.
Nous sommes en fevrier 2009 et je suis toujours en Tasmanie.


Les deux bretons nous on quitté, ils sont partis travailler dans une autre ferme, qui paie beaucoup plus. 6$ /Kg alors que nous sommes a 3$/Kg ici. Enfin, c'est ce qu'ils ont dit. Du coup, comme on ne fait pas beaucoup d'heures ici, je les ai accompagné un jour pour voir avec l'exploitant s'il avait aussi du boulot pour moi. Ce n'était pas le cas, mais j'ai pris des infos qui m'ont été bien utiles pour la suite.

J'ai donc décidé de me déguiser un représentant syndical et de renégocier notre salaire avec la patronne ici. J'ai été chercher les Irlandais pour qu'ils puissent m'aider (surtout pour la langue).
« _Bon les gars, la patronne est là, avant de bosser, on va essaye de négocier comme prévu !
_Euh, ouais mais là, on peux pas … en plus on est en train de regarder des photos … et après, on aura peut-être pas le temps ... »
Bande de cons ! Vous avez décidé de me laisser tout seul pour faire le boulot a votre place.

J'entame donc les négociations en disant a la patronne que si elle ne paie pas plus, j'irai travailler chez l'autre (sachant qu'il n'embauchait plus !). Manque de bol, tout le monde se connais ici … elle attrape son portable et téléphone au fermier en question ! Bon, c'est mort.
Puis la négociation a repris, j'ai eu un problème de vocabulaire (charges patronales) et je suis allé chercher ces fiotes d'irlandais pour m'aider. Les 4 étaient enfermés dans leur van, et quand je leur ai demandé de venir, ils m'ont dit: « Ah mais non, mais c'est pas possible, parce que … tu comprends … et en plus on part en ville là dessuite ! » La pour moi, c'était plus des fiotes, mais des fils de pute. Je repars donc tout seul affronter la patronne, armé de mon dictionnaire de poche. La négo dure une heure et demi. Finalement, j'obtiens une augmentation de salaire de 50%, on passe donc a 4.5$/Kg, on conserve le chalet gratuitement, on reste au black, et on se met d'accord sur une combine pour déclarer notre séjour ici.

Comme par hasard, dès que l'accord est conclu, les 4 connards arrivent (heureusement qu'ils devaient partir en ville) se pointent et disent: « Pour 3$, je sais pas si on va travailler ... » Et ils on eu tout cuit le résultat de mes 1h30 de négociation. Ce gros connard de Darren me regarde, tout fier, et me dit: « c'est bien ça, on va continuer a bosser … t'es content ? … souris ! ». J'ai du faire un effort important pour ne pas lui faire très mal.

dimanche 22 février 2009

Encore un peu plus loin #3

Je suis actuellement a Melbourne ... et je suis pas mort !

Tout se passe tres bien ici. J'ai quite la Tasmanie il y a 5 jours, je suis reste pour rendre visite a des amis et profiter un peu de la ville. Je pars demain matin avec une allemande pour un trip direction Brisbane dans le Qeensland avec une etape a Sydney.

Je suis heureux d'avoir fui le temps pourri de la Tasmanie, et je vais repartir vers le nord a la recherche de plages de sable fin, d'eau chaude, de poissons multicolores ... Je m'arreterai quand mon porte monaie me le demandera, ou quand j'aurai decide qu'il fera assez chaud apres avoir franchi le tropic du Capricorne.