Qu'on se le dise, rouler de nuit en Tasmanie, c'est super marrant … pour peu qu'on soit chasseur dans l'âme.
Il faut savoir que le tigre de Tasmanie a été décimé suite a l'arrivée des colons. Le dernier est mort en 1939. Depuis, il ni y'a plus vraiment de prédateur de compèt ici. C'est une des raisons qui font que les animaux pullulent, notamment le matin en petits morceaux sur les routes.
Il m'arrive de conduire de nuit ici, et à chaque fois, c'est « rigolo ».
le premier fut un possum. Je roulais (gentiment) et je le vois au dernier moment sur la route, entre mes roues. Pas le temps de freiner ni de faire un écart. Le machin est tellement haut, il ne passera pas sous la voiture. Je me dit: "ça va piquer un peu derrière la nuque, mais après tu sentira plus rien … promis". BOUM !
Après quelques mètres, je décide quand même de voir s'il est bien mort. Demi tour, "oh, il est plus là !". Je regarde aux alentours, et je le vois se trainer péniblement le long du bas côté, avec au moins une des pattes arrières HS. Je me dis que vu l'état dans lequel il est, il n'ira pas bien loin … autant l'achever. Je décide donc de rouler une nouvelle fois dessus pour abréger ses souffrances. J'avance donc un peu, et je lui roule dessus en marche arrière (pas le choix, a cause d'une borne) … j'entends un KROUK … c'est bon, au moins, là il ne souffre plus.
Je continue a reculer … et je vois mon copain qui essaie de repartir … Oh lala !
Comme il était a cheval entre la route et le bas côté, j'ai pas pu mettre ma roue exactement où je voulais !
Ok, cette fois on arrête les frais, et on y va a l'ancienne. Je me gare donc un peu plus loin. Imaginez la scène, je me retrouve vers minuit au fin fond de la Tasmanie, avec un animal a moitié mort que je vois a peine, garé dans un bas côté instable, avec seulement la lumière de mes phares pour me repérer. Je décide de le "finir" a coups de manivelle. Manque de bol, dans le coffre, j'ai bien un crick, mais pas de manivelle (et oui, nouvelle voiture) … ça continue ! Ok, on improvisera sur place ! J'arrive donc a hauteur de la chose, et je vois l'animal en train de respirer difficilement, sans bouger, au fond du fossé. Je me dit, là mon coco, t'irra plus bien loin. Ok, je vais trouver un bâton, et on en parlera plus. Je tatone donc dans les bois pour trouver un bâton. J'en trouve un … je me dis je vais le tester avant au cas où … Bien vu, c'est du bois pourri, le truc se décompose en morceaux a peine je le secoue. La pauvre bête sera morte du tétanos avant que j'arrive a la tuer avec ça. Le problème c'est que toutes les branches sont pourries ici. Finalement, je réussi a trouver un bout de bois potentiellement dangereux. Je me rapproche de la bête, et comme c'est souvent le cas dans ce genre de situation (ceux a qui c'est déjà arrivé doivent le savoir), j'hésite … est-il suffisamment mal en point pour que je l'achève ou je lui laisse une chance au risque de le laisser souffrir pour rien ? Je le regarde, il me regarde … on se regarde … Puis je le vois partir, pas bien vite c'est vrai, mais bien plus qu'avant. Je décide donc de le laisser en vie.
Je reviens sur la route, et je regarde a l'endroit de l'impact, je vois pas mal de sang, et on peut le suivre a la trace. Il y'a tellement de sang, je me dit que finalement il n'a aucune chance de s'en sortir, il va donc falloir que j'aille le tuer. Je reviens sur mes pas, et évidement il s'est barré. Je l'entends marcher/ramper un peu plus loin … mais m'aventurer tout seul dans la forêt au fin fond de la Tasmanie en pleine nuit … ça me dit rien là dessuite.
Ok, donc celui là on va dire qu'il est pas mort (sur le coup en tous cas).
Le lendemain, je me retrouve sur une piste (on appelle ça une dirty road ici) de nuit, quand un petit lapin passe devant mes roues et traverse la route. Alors qu'il était hors de danger, il revient sur sa décision, et donc sur ses pas … et du coup sur les miens. Et paf le lapin. Lui, il bougeait plus!
Hier, je suis allé a la pêche avec Billy, Trent, et Katleen la fille de Trent.
Billy a un gros chien noir (dont je ne me souviens plus la marque), comme il a beaucoup d'imagination, il a appelé son chien ... Black Dog ! Évidement Black Dog jugera utile d'aller faire un plouf dans la mer. Ça va sentir bon dans la voiture pour le retour.
Donc, on se retrouve a la pêche un peu plus a l'est avec l'équipe, Trent m'avait dit que le poisson était garanti làbas. Pour ceux qui connaissent mes talents de pêcheur … on est revenus broucouille … comme ont dit dans le bouchonois !
Enfin pas tout a fait, j'ai attrapé … des piqûres de moustiques, au moins 15 par pied … un vrai cauchemar pour les jours suivants !
Sur le retour, Katleen, la fille de Trent, qui était sur ses genoux a l'avant, dit:
« _Oh papa, t'as vu le wabali …
_On dit wa-la-bi ! »
Quand le wala-chose décide de tester la résistance de mon pare choc. Tout le monde l'a vu arriver devant les roues, plus un bruit dans la voiture … BOUM. Il doit faire au moins 50cm de haut, il a du prendre le pare choc dans les dents, je vois pas comment il pourrait se relever. Dans la fraction de seconde suivante, on voit passer les 2 pattes arrières au niveau du capot, puis on l'entend rebondir sous la voiture, puis il se coince je sais pas où entre la roue arrière gauche et le passage de roue, la voiture dérape un peu, puis plus rien.
Je m'arrête quelques mètres plus loin, le temps de freiner (et on roulait pas vite). Le temps d'entendre les autres respirer on voit le wala-chose qui nous double par la droite en bondissant ... pas une trace de sang, même pas décoiffé !
Je doit dire que personne n'a rien compris. Après tout ce qu'il lui est arrivé … tout le monde y va de son commentaire, me traite d'assassin, souffle un bon coup.
Donc, pour le moment, Clutch: 1, vie sauvage (wild life): 2 !
mercredi 11 février 2009
vendredi 6 février 2009
Ramène pas ta fraise !
Niveau boulot, on a fini la récolte de l'ail. On attends tous que les myrtilles soient prêtes à être récoltées. Le problème, c'est qu'elle se font désirer. Du coup, la boss viens régulièrement, nous fait faire deux ou trois bricoles, et nous dit que ça va commencer dans « a couple of day ». Le problème est que cela fait bientôt une semaine et demie que que ça dure. Donc tout le monde commence à être sur les nerfs car les sous ne rentrent pas. Certains veulent partir pour aller chercher des sous ailleur … mais personne ne bouge. En ce qui me concerne, je ne suis pas prêt de partir, car je suis bien content d'avoir un logement gratuit (on dit « free accomodation »), avec mon ami le poêle à bois, ma copine la douche chaude et la cuisine équipée. Par contre, j'ai décidé d'agir, et j'ai trouvé un autre boulot en complément: du strawberry picking, autrement dit, de la cueillette de fraises.
Je me présente a la ferme, le patron me dit:
« _Ok, come back tomorrow … at 6am.
_(gloups) … 6am ! Ok, no worries !
Chouette, j'ai trouvé facilement ce coup-ci, par contre c'est hachement tôt ! Boah, c'est pas grave, il suffira de se coucher tôt.
Sauf que ce n'est pas vraiment ce qu'avaient prévu mes acolytes. Les deux bretons sont revenus avec une coréenne et une bouteille de tequila. Voyant qu'ils n'avaient pas prévu de lever l'ancre, je me suis dit: « quitte a ne pas dormir, autant profiter de la tequila ! ».Ce que je fus. Manque de bol, les Irlandais arrivent après accompagnés de locaux et de bière … et là c'est le drame !
Je n'ai donc eu droit qu'a 2h de sommeil avant de me retrouver dans le champ de fraises.
Alors l'astuce c'est que les fraises … ça parait inoffensif comme ça ... mais c'est tout près du sol, et ça pousse pas directement dans les barquettes ! Quelle horreur ! Au début, j'étais frais comme un gardon, avec un bon petit rythme (car il faut savoir qu'on est payé au kilo de fruit ramassé), mais après une heure et demie, mes genoux mon rappelé a l'ordre. Puis le dos … puis la nuque. Arrivé a la moitié de la journée, avec des ampoules a chaque pouce, je me demande comment je vais faire pour finir. Finalement, je réussi a tenir jusqu'au bout, avec une cadence qui va décrescendo. Je suis complètement vidé, j'ai mal partout surtout aux genoux, aux (Christophe) lombaires et à la nuque.
Je rentre au chalet, et … je sais pas pourquoi, j'essaie de faire le calcul de ce que j'ai pu gagner (quelle idée !?!). Ok, alors, c'est 5$ le plateau, j'en ai fait 13 en 7 heures, donc j'ai gagné 65$! Bof, c'est pas terrible ça fait du 9$/h, vu l'énergie et la santé que j'y ai laissé … Quand tout à coup (je suis trop fort pour le suspens ^^) je me suis rappelé que j'avais une déclaration d'embauche a remplir, ce qui fait que mon salaire sera déclaré, et que je devrait donc décompter 30% de mon salaire en taxes. Mon salaire horaire avoisine donc les 6.5$/h !!! Pour info, ici, je suis à 15$ au black. Ok, la prochaine fois que j'irai a la ferme aux fraises, ça sera uniquement pour déposer mes coordonnées bancaires pour toucher la somme dérisoire qui m'a valu un dos et 2 genoux.
A propos
du dos, comme la douleur ne passait pas, j'ai repensé (comme dans le film kickboxer) a ce que me disait mon maître, le vieux chinois barbu. En fait, pour ceux qui on connu, c'est le travail de posture que l'on faisait aux rencontres de tsui-shu avec Mitch sur Toulouse. Du coup, je suis parti dans le jardin faire un petit quart d'heure de la posture de l'arbre, et je suis fier d'avoir fait disparaître mon mal de dos. Une bonne nuit de sommeil suffira pour en faire de même avec le mal de nuque.
Ah, le pouvoir des arts internes …
Le pire, c'est que j'ai même pas gouté une seule fraise !
Je me présente a la ferme, le patron me dit:
« _Ok, come back tomorrow … at 6am.
_(gloups) … 6am ! Ok, no worries !
Chouette, j'ai trouvé facilement ce coup-ci, par contre c'est hachement tôt ! Boah, c'est pas grave, il suffira de se coucher tôt.
Sauf que ce n'est pas vraiment ce qu'avaient prévu mes acolytes. Les deux bretons sont revenus avec une coréenne et une bouteille de tequila. Voyant qu'ils n'avaient pas prévu de lever l'ancre, je me suis dit: « quitte a ne pas dormir, autant profiter de la tequila ! ».Ce que je fus. Manque de bol, les Irlandais arrivent après accompagnés de locaux et de bière … et là c'est le drame !
Je n'ai donc eu droit qu'a 2h de sommeil avant de me retrouver dans le champ de fraises.
Alors l'astuce c'est que les fraises … ça parait inoffensif comme ça ... mais c'est tout près du sol, et ça pousse pas directement dans les barquettes ! Quelle horreur ! Au début, j'étais frais comme un gardon, avec un bon petit rythme (car il faut savoir qu'on est payé au kilo de fruit ramassé), mais après une heure et demie, mes genoux mon rappelé a l'ordre. Puis le dos … puis la nuque. Arrivé a la moitié de la journée, avec des ampoules a chaque pouce, je me demande comment je vais faire pour finir. Finalement, je réussi a tenir jusqu'au bout, avec une cadence qui va décrescendo. Je suis complètement vidé, j'ai mal partout surtout aux genoux, aux (Christophe) lombaires et à la nuque.
Je rentre au chalet, et … je sais pas pourquoi, j'essaie de faire le calcul de ce que j'ai pu gagner (quelle idée !?!). Ok, alors, c'est 5$ le plateau, j'en ai fait 13 en 7 heures, donc j'ai gagné 65$! Bof, c'est pas terrible ça fait du 9$/h, vu l'énergie et la santé que j'y ai laissé … Quand tout à coup (je suis trop fort pour le suspens ^^) je me suis rappelé que j'avais une déclaration d'embauche a remplir, ce qui fait que mon salaire sera déclaré, et que je devrait donc décompter 30% de mon salaire en taxes. Mon salaire horaire avoisine donc les 6.5$/h !!! Pour info, ici, je suis à 15$ au black. Ok, la prochaine fois que j'irai a la ferme aux fraises, ça sera uniquement pour déposer mes coordonnées bancaires pour toucher la somme dérisoire qui m'a valu un dos et 2 genoux.
A propos
du dos, comme la douleur ne passait pas, j'ai repensé (comme dans le film kickboxer) a ce que me disait mon maître, le vieux chinois barbu. En fait, pour ceux qui on connu, c'est le travail de posture que l'on faisait aux rencontres de tsui-shu avec Mitch sur Toulouse. Du coup, je suis parti dans le jardin faire un petit quart d'heure de la posture de l'arbre, et je suis fier d'avoir fait disparaître mon mal de dos. Une bonne nuit de sommeil suffira pour en faire de même avec le mal de nuque.Ah, le pouvoir des arts internes …
Le pire, c'est que j'ai même pas gouté une seule fraise !
mardi 3 février 2009
Petit poisson deviendra grand.
Aujourd'hui, il fait chaud, très chaud même. Nos amis d'outre manche qui ne sont pas habitués a des températures si élevées arrêtent la journée de travail assez tôt dans l'après midi. Du coup, les voir partir casse le moral de tout le monde, surtout le mien quand ils me demandent si je veux aller me baigner avec eux.
Ma volonté farouche de rester travailler dans le champ en plein cagnard s'évapore en quelques fractions de secondes: « I come with you. »
Manque de bol, le temps de me préparer, de faire mon brushing et de choisir l'un de mes nombreux maillots de bains, ils sont déjà partis. Pas de sushis, ils m'ont expliqué (plus ou moins) où ils allaient … C'est le « plus ou moins » qui m'a fait défaut je crois: on peux dire que je les ai (plus ou moins) pas trouvés. Impossible de mettre la main dessus.
Tampis, je vais faire le tour du propriétaire sur la route de Abel's Bay. Eh bien j'ai été inspiré, c'est magnifique, plage après crique, c'est calme, sauvage, beau …
Je décide de sortir l'attirail du snorkeleur fou. Je fais 3 ou 4m dans l'eau, j'en ai jusqu'aux genoux, et je vois un gros nuage de sable a mes pieds. « Ola, c'est quoi ça ?!? » En fait, c'est une huitre gigantesque qui vient de se fermer brutalement quand elle m'a vu arriver. Peut-être 25 cm de long.
J'ai donc fais en 1/2h 10m aller et 10m retour. C'est tout! Mais je me suis amusé comme un gamin, a jouer avec des étoiles de mer, des huitres, des petits poissons … je me suis pris pour un Nicolas Hulot. Mais si je ne suis pas allé très loin, c'est aussi (et peut-être surtout) car la visibilité n'était que de 4 ou 5m et que je me souviens entendre Billy dire que quand les baleines arrivent, il y a toujours des requins avec. Alors, bon, les baleines, c'est que dans 4 mois qu'elles on rendez vous ici, mais se retrouver à snorkeler tout seul dans une baie qu'on connais pas à 15 000Km de sa maman … ça invite à la prudence.
J'apprendrai plus tard qu'en fait je ne risquais rien.
Le soir je rentre a la maison … tiens, y'a pas grand monde. Ah oui, les Irlandais sont allés au pub ce soir. Vers je sais plus quelle heure, ils arrivent … complètement torpillés. La fête continue devant le chalet.
Il faut savoir que depuis 2 jours il fait 30°C ici, mais cette nuit est un peu fraiche, qu'a cela ne tienne, Rupport décide faire marcher le poêle. Après avoir mit quelques bûches, je le vois tourner en rond pour essayer d'allumer le feux. Peut-être est-ce une technique qui marche en Irlande (mais apparemment pas ici !!!), il a essayé d'enflammer les bûches avec … de l'huile d'olive et un briquet …
Pourtant il y'a un tissu terroriste assez développé en Irlande … d'un autre côté ça me rassure: il ne doit pas en faire parti !
Ma volonté farouche de rester travailler dans le champ en plein cagnard s'évapore en quelques fractions de secondes: « I come with you. »
Manque de bol, le temps de me préparer, de faire mon brushing et de choisir l'un de mes nombreux maillots de bains, ils sont déjà partis. Pas de sushis, ils m'ont expliqué (plus ou moins) où ils allaient … C'est le « plus ou moins » qui m'a fait défaut je crois: on peux dire que je les ai (plus ou moins) pas trouvés. Impossible de mettre la main dessus.
Tampis, je vais faire le tour du propriétaire sur la route de Abel's Bay. Eh bien j'ai été inspiré, c'est magnifique, plage après crique, c'est calme, sauvage, beau …
Je décide de sortir l'attirail du snorkeleur fou. Je fais 3 ou 4m dans l'eau, j'en ai jusqu'aux genoux, et je vois un gros nuage de sable a mes pieds. « Ola, c'est quoi ça ?!? » En fait, c'est une huitre gigantesque qui vient de se fermer brutalement quand elle m'a vu arriver. Peut-être 25 cm de long.
J'ai donc fais en 1/2h 10m aller et 10m retour. C'est tout! Mais je me suis amusé comme un gamin, a jouer avec des étoiles de mer, des huitres, des petits poissons … je me suis pris pour un Nicolas Hulot. Mais si je ne suis pas allé très loin, c'est aussi (et peut-être surtout) car la visibilité n'était que de 4 ou 5m et que je me souviens entendre Billy dire que quand les baleines arrivent, il y a toujours des requins avec. Alors, bon, les baleines, c'est que dans 4 mois qu'elles on rendez vous ici, mais se retrouver à snorkeler tout seul dans une baie qu'on connais pas à 15 000Km de sa maman … ça invite à la prudence.
J'apprendrai plus tard qu'en fait je ne risquais rien.
Le soir je rentre a la maison … tiens, y'a pas grand monde. Ah oui, les Irlandais sont allés au pub ce soir. Vers je sais plus quelle heure, ils arrivent … complètement torpillés. La fête continue devant le chalet.
Il faut savoir que depuis 2 jours il fait 30°C ici, mais cette nuit est un peu fraiche, qu'a cela ne tienne, Rupport décide faire marcher le poêle. Après avoir mit quelques bûches, je le vois tourner en rond pour essayer d'allumer le feux. Peut-être est-ce une technique qui marche en Irlande (mais apparemment pas ici !!!), il a essayé d'enflammer les bûches avec … de l'huile d'olive et un briquet …
Pourtant il y'a un tissu terroriste assez développé en Irlande … d'un autre côté ça me rassure: il ne doit pas en faire parti !
Minute culturelle: les vertus des plantes.
L'usage de hakik' (comme le disait Colluche) est très répandu ici. A tel point qu'on peut trouver tout ce qu'on veut partout et tout le temps.
Un jour, j'ai pris un mec en stop pour le ramener chez lui (1 ou 2Km), il était complètement bourré (est-ce la peine de le préciser ?!?). Arrivé chez lui, il sort de la voiture, me remercie 5 ou 6 fois, puis me dit:
« _Tu fumes ?
_euh, non.
-Ah, tampis, je t'aurai filé un « petit truc » pour la route sinon. »
Je n'ai jamais vu des gens chercher de l'herbe ici, je n'ai vu que des gens en trouver. Marie Jeanne est partout !
Un jour, j'ai pris un mec en stop pour le ramener chez lui (1 ou 2Km), il était complètement bourré (est-ce la peine de le préciser ?!?). Arrivé chez lui, il sort de la voiture, me remercie 5 ou 6 fois, puis me dit:« _Tu fumes ?
_euh, non.
-Ah, tampis, je t'aurai filé un « petit truc » pour la route sinon. »
Je n'ai jamais vu des gens chercher de l'herbe ici, je n'ai vu que des gens en trouver. Marie Jeanne est partout !
Mad Max:
Un soir, 2 locaux qui bossent avec nous, Billy et trent, débarquent au chalet. Billy est tout fier de nous annoncer qu'il viens d'acheter une voiture, le tout dernier
modèle de je sais pas quelle marque. On sort pour la voir. Quel engin, pour ceux qui on joué a Destruction derby, elle est dans le même état qu'a la fin d'une partie. Pas de vitres (ni même de pare brise) plus de pares chocs, de la rouille partout, plus de coffre, le capot tiens avec une corde, plus d'équipement électrique … une véritable épave, mais elle roule.
Pour comprendre la vidéo, « station wagon »= break, et « ute » = utilitaire local avec un plateau derrière.
Billy nous dit qu'il a un billard chez lui et qu'il cherche des gens pour une partie. Ok, on arrive.
On débarque chez lui et on fait la connaissance de John, un voisin. Je ne comprends pas comment John a pu rester debout toute la soirée sans tomber. L'entrainement parait-il. Ce qu'il faut savoir, c'est qu'ici, on ne trouve de pas de pack de 6 bières dans les bottle shop, elles sont vendues dans des cartons de la taille d'un caisse de vin de 12 bouteilles. C'est le sport national ici, entre l'alcool, les herbes de Provence magiques et des cachés très colorés, on comprends qu'il n'y a pas grand chose a faire un samedi soir au fin fond de la Tasmanie.
Billy m'amène au fond de son garage pour me montrer quelque chose. Une Ford Falcon 1973, la même que celle de Mel Gibson dans Mad Max, équipée d'un V8 de … 5.8L. Je comprends qu'il a de solides connaissances en mécanique. C'est toujours bon d'avoir un copain comme ça dans son entourage.
Fin de la soirée, je ramène mes 2 compatriotes bretons qui se sont bien adaptés aux coutumes locales et qui sont complètement émus.
Quelque jours plus tard, je repars voir Billy, car j'ai quelques petits sushis avec Clutch.
Ils sont en train de vider une épave de toyota celica de 1976 avec Trent. Et là, je vois l'ensemble de son jardin, qui est rempli d'au moins une vingtaine de voitures. Il m'explique qu'il était mécano avant, et que maintenant, il investi ses sous dans des voitures qu'il retape pour les revendre. Il préfère « jouer » avec ses voitures plutôt que de confier son argent a un banquier comme il le dit.
Trent est fier de mon montrer sa voiture, une vielle épave jaune ré-assemblée de tous les côtés. Certaines pièces du moteur tiennent avec de la ficelle. Il a greffé un turbo sur une cacahouète, et son moteur monte jusqu'à 11 500 tours minutes, et il atteint les 270Km/h.
Ils m'aident a régler quelques problèmes sur Clutch, puis on décide d'aller voir John, le fameux voisin titubant … mais, avec la voiture de stock-car. Billy au volant, moi a la place du mort, et comme l'arrière est occupé par des objets insolites, Trent, monte sur le toi. Ça tombe bien, comme il n'y a plus de corde pour tenir le capot, ses pieds feront parfaitement l'affaire.
Voilà la petite équipe qui fonce a toute allure sur la piste sablonneuse, quand Billy décide « d'entrer » chez John au frein a main. Je me demande encore comme Trent qui était sur le toi a fait pour ne pas mourir. Il va de soi que tout le monde était bourré.
Pour comprendre la vidéo, « station wagon »= break, et « ute » = utilitaire local avec un plateau derrière.
Billy nous dit qu'il a un billard chez lui et qu'il cherche des gens pour une partie. Ok, on arrive.
On débarque chez lui et on fait la connaissance de John, un voisin. Je ne comprends pas comment John a pu rester debout toute la soirée sans tomber. L'entrainement parait-il. Ce qu'il faut savoir, c'est qu'ici, on ne trouve de pas de pack de 6 bières dans les bottle shop, elles sont vendues dans des cartons de la taille d'un caisse de vin de 12 bouteilles. C'est le sport national ici, entre l'alcool, les herbes de Provence magiques et des cachés très colorés, on comprends qu'il n'y a pas grand chose a faire un samedi soir au fin fond de la Tasmanie.
Billy m'amène au fond de son garage pour me montrer quelque chose. Une Ford Falcon 1973, la même que celle de Mel Gibson dans Mad Max, équipée d'un V8 de … 5.8L. Je comprends qu'il a de solides connaissances en mécanique. C'est toujours bon d'avoir un copain comme ça dans son entourage.
Fin de la soirée, je ramène mes 2 compatriotes bretons qui se sont bien adaptés aux coutumes locales et qui sont complètement émus.
Quelque jours plus tard, je repars voir Billy, car j'ai quelques petits sushis avec Clutch.
Ils sont en train de vider une épave de toyota celica de 1976 avec Trent. Et là, je vois l'ensemble de son jardin, qui est rempli d'au moins une vingtaine de voitures. Il m'explique qu'il était mécano avant, et que maintenant, il investi ses sous dans des voitures qu'il retape pour les revendre. Il préfère « jouer » avec ses voitures plutôt que de confier son argent a un banquier comme il le dit.
Trent est fier de mon montrer sa voiture, une vielle épave jaune ré-assemblée de tous les côtés. Certaines pièces du moteur tiennent avec de la ficelle. Il a greffé un turbo sur une cacahouète, et son moteur monte jusqu'à 11 500 tours minutes, et il atteint les 270Km/h.
Ils m'aident a régler quelques problèmes sur Clutch, puis on décide d'aller voir John, le fameux voisin titubant … mais, avec la voiture de stock-car. Billy au volant, moi a la place du mort, et comme l'arrière est occupé par des objets insolites, Trent, monte sur le toi. Ça tombe bien, comme il n'y a plus de corde pour tenir le capot, ses pieds feront parfaitement l'affaire.
Voilà la petite équipe qui fonce a toute allure sur la piste sablonneuse, quand Billy décide « d'entrer » chez John au frein a main. Je me demande encore comme Trent qui était sur le toi a fait pour ne pas mourir. Il va de soi que tout le monde était bourré.
On est allé trop au sud … je suis en Antarctique.
« Ce matin … un lapin … »
Non, non, non … le lapin il a rien fait du tout, il est resté dans son terrier, tellement il fait froid ce matin. Je suis congelé, j'ai dormi avec un collant plus un jean, 2 paires de chaussettes, un T-Shirt a manches longues, plus un a manches courtes, plus un pull, tout ça dans le sac de couchage, dans clutch. Et je n'arrêtais pas de me réveiller a cause du froid.
Tout le monde me dit qu'un froid pareil en cette saison est vraiment inhabituel. Peut-être, mais ça change rien, je suis congelé. Finalement, cela n'a pas été un mal que je joue les esquimaux, la patronne a décidé de nous laisser dormir dans le chalet.
La classe, on se retrouve le soir les 3 français, dans un chalet, avec tout le confort dont on peut rêver, gratuitement qui plus est, sachant les prix prohibitifs que pratiquent les campings en ce moment.
Et pour le déjeuner j'ai pris des oeux frits dans deux tranches de pain. C'est rien dit comme ça, mais pour comprendre ce que cela à pu représenter pour moi, il suffit de savoir que cela faisait 11 jours que je n'avais pas pris un repas chaud.
C'est fou, mais après seulement quelques jours coupé de mon petit confort, je me suis surpris a rester devant un simple chauffage au gaz, avec un sourire stupide , en train de me dire « … wouahou ... »
Ca y'est, je sens que mon voyage commence à me changer !
Non, non, non … le lapin il a rien fait du tout, il est resté dans son terrier, tellement il fait froid ce matin. Je suis congelé, j'ai dormi avec un collant plus un jean, 2 paires de chaussettes, un T-Shirt a manches longues, plus un a manches courtes, plus un pull, tout ça dans le sac de couchage, dans clutch. Et je n'arrêtais pas de me réveiller a cause du froid.
Tout le monde me dit qu'un froid pareil en cette saison est vraiment inhabituel. Peut-être, mais ça change rien, je suis congelé. Finalement, cela n'a pas été un mal que je joue les esquimaux, la patronne a décidé de nous laisser dormir dans le chalet.
La classe, on se retrouve le soir les 3 français, dans un chalet, avec tout le confort dont on peut rêver, gratuitement qui plus est, sachant les prix prohibitifs que pratiquent les campings en ce moment.
Et pour le déjeuner j'ai pris des oeux frits dans deux tranches de pain. C'est rien dit comme ça, mais pour comprendre ce que cela à pu représenter pour moi, il suffit de savoir que cela faisait 11 jours que je n'avais pas pris un repas chaud.
C'est fou, mais après seulement quelques jours coupé de mon petit confort, je me suis surpris a rester devant un simple chauffage au gaz, avec un sourire stupide , en train de me dire « … wouahou ... »
Ca y'est, je sens que mon voyage commence à me changer !
Clutch et moi … moi et Clutch !
Clutch est vraiment une super caisse. Rien que la transmission automatique est un pur plaisir. Pas besoin de s'occuper des rapports, tout se passe tout seul. Un vrai truc de grand père. Je crois que j'aurai du mal a m'en passer dorénavant.
Elle est suffisamment grande pour qu'un fois la banquette arrière rabattue, je puisse dormir en diagonale a l'arrière, ce qui est très pratique en ville, ou quand il fait trop froid pour la tente. En plus, comme j'ai un haillon, je peux dormir avec la tête côté coffre, ce qui me fait un toit panoramique. Super pour s'endormir sous les étoiles. NB, en ce moment (fin janvier), je m'endors sous la bienveillance de la constellation d'Orion, et la Croix du Sud.
C'est pas un V6, et pourtant, elle est surpuissant, elle monte a 130 Km/h en deuxième ! La boite de vitesse (que j'ai mis du temps a domestiquer) permet de franchir des pentes très raides comme de rouler sans consommer sur autoroute (Environs 8L/100Km Avec 3 personnes et chargée a ras bord de matos !)
Elle est suffisamment grande pour qu'un fois la banquette arrière rabattue, je puisse dormir en diagonale a l'arrière, ce qui est très pratique en ville, ou quand il fait trop froid pour la tente. En plus, comme j'ai un haillon, je peux dormir avec la tête côté coffre, ce qui me fait un toit panoramique. Super pour s'endormir sous les étoiles. NB, en ce moment (fin janvier), je m'endors sous la bienveillance de la constellation d'Orion, et la Croix du Sud.
C'est pas un V6, et pourtant, elle est surpuissant, elle monte a 130 Km/h en deuxième ! La boite de vitesse (que j'ai mis du temps a domestiquer) permet de franchir des pentes très raides comme de rouler sans consommer sur autoroute (Environs 8L/100Km Avec 3 personnes et chargée a ras bord de matos !)
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